AI.BE
Vous le faites bien.
ERME, sortant du cabimt. au grand-maître des postes.
Le roi veut vous parler. [Taxis entre dans le abinetdu Roi. ) Le marquis c'est pas encore ici?
DOMl.NGO.
On le cherche partout.
ALBE
Voilà qui est singulier et surprenant. Le prince st prisonnier d'état, et le roi ne sait pas encore «urquoi.
DOMINGO
Il n'est pas encore venu ici lui en rendre ompte ?
ALBK.
Comment le roi a-t-il pris la chose?
LERHE.
Le roi n'a pas encore dit une parole.
On entend du bruit dans le cabinet.
ALBE
Qu'est-ce? Silence!
TAXIS , sortant du cabinet.
Comte de Lerrae !
Ils rentrent tous deux.
ALBE, à Domingo.
Que se passe-l-il ici ?
DOMINGO
Cet air d'effroi ! ces lettres interceptées I... je ne )résage rien de bon, duc.
ALBE
11 vient de faire appeler Lerme. Il sait cepenianl que vous et moi nous sommes dans ce salon.
DOMLNGO.
Notre temps est passé
ALBE
Ne suis je donc plus le même devant qui toutes es portes s'ouvraient? Combien tout est changé lutour de moi ! tout m'est étranger.
lOMLNGO s'est approclic doucement de la porte du cabinet, et prête l'oreille.
Ecoutons !
ALBE, après un instant de silence.
Tout est dans un morne silence ; à peine les ;ntend-on respirer.
DOMINGO
La double tapisserie amortit le son.
ALBE
Ketirons-nous; on vient.
DOMINGO, quittant la porte.
Tout me semble solennel et me jette dans l'ançoisse, comme si cet instant devait décider d'une jrande destinée.
CARLOS
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