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Continuons à nous occuper des affaires de ce jour.
REDIXG.
Confédérés, tous les moyens de persuasion ont-ils été essayés? Peut-être le souverain ne connalt-il pas nos maux ; (cut-êlrc est ce contre sa volonté que nous souffrons. Avant de tirer l'épée , nous devrions tenter, comme dernier l'xpédient , de faire parvenir nos plaintes à son oreille. Même dans une cause juste, il est terrible d employer la violence, et Dieu accorde son secours seulement lorsqu'on ne peut pas obtenir justice des hommes.
STAUFFACUER, à Conrad Hunn.
("est à vous de donner des détails à ce sujet : * parlez.
CONRAD HUNN.
J'étais allé à Uhcinfcld, au palais de l'empereur, pour porter plainte contre la cruelle oppression des gouverneurs, et pour réclamer notre antique lettre de franchise, que chaque souverain ratifie toujours à son avènement. J'ai trouvé là
beaucoup de députés des villes de la Souabe et des bords du Rhin : ils retournaientjoyeusement chez eux, après avoir obtenu leurs titres, et moi. votre député, on m'a adressé aux conseillers de l'empereur, qui m'ont congédié en me donnant pour vaine consolation « que l'empereur n'avait » point le temps , mais que certainement il ne » nous oublierait pas. » Je m'en allais tristement, traversant les salles du palais, quand j'ai aperçu le duc Jean qui se tenait dans une embrasure, les larmes aux yeux. Les nobles seigneurs de Wart et de Tagerfeld étaient auprès de lui. Ils m'ont appelé, et m'ont dit : « N'ayez recours » qu'à vous-mêmes, et n'attendez pas de justice » du roi. Ne dépouille t-il pas l'enfant de son » propre frère , et ne lui retient-il pas injuste- » ment son héritage? Le duc lui a demandé les » domaines de sa mère; il a maintenant l'âge » prescrit , il a atteint l'époque où il doit gou- » vcrner ses vassaux et ses terres ; eh bien, quelle » réponse a-t-i! obtenue ? l'empereur a pris une » couronne de fleurs, et en la mettant sur la tête » du duc : Voilà, a-t-il dit, l'ornement qui con- » vient à l'enfance. »
MAUER.
Vous l'avez entendu ; il ne faut espérer de l'empereur ni droit ni justice ; il faut n'avoir recours qu'à nous-mêmes.
REDING
Il ne nous reste point d'autre ressource. Maintenant, avisons aux moyens les plus sages pour atteindre notre but,
WALTER FURST s'avance dans le cercle.
Nous voulons nous soustraire à un joug abhorré , nous voulons assurer les droits antiques que nous ont légués nos pères, mais non point en conquérir de nouveaux. Que ce qui appartient à l'empereur soit conservé à l'empereur; que celui qui a un seigneur continue à le servir fidèlement suivant son devoir.
MEIER.
Je possède un fief de l'Autriche.
WALTER FURST
Vous continuerez à remplir vos obligations envers l'Autriche.