‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 68 sur 637 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Le palais d'André.

GIANETTINO, LOMELLINO, entrent en towe hâte.

GIANETTINO

Qu'ils crient pour leur liberté, comme une lionne pour ses petits, je demeure ferme.

LOMELLINO

Cependant, monseigneur!...

GIANETTINO

Au diable avec tes cependant, procurateur de trois heures; je ne reculerai pas de l'épaisseur d'un cheveu. Que les tours de la ville secouent leur tète, que la mer soulevée fasse retentir le mot non.' Je ne crains pas la canaille.

LOMELLINO

La fureur de la populace est sans doute un feu

de paille ; mais la noblesse souffle dessus, toute la république est en agitation : le peuple et les patriciens.

GL\NETTI\0.

Je me tiendrai comme Néron sur la hauteur, et je regarderai cet incendie en jouant...

LOMELLINO

Jusqu'à ce que toute la masse de la révolte se précipite vers un chef de parti assez ambitieux pour recueillir les fruits de ce désastre.

GIANETTINO

Chimères ! chimères ! je n'en connais qu'un qui pourrait devenir redoutable, et celui-là j'y pourvoirai.

LOMELLINO

Le sérénissime doge !

André vient. Tous deux s'inctinent profondément. ANDRÉ.

Seigneur Lomellino, ma nièce voudrait sortir.

LOMELLINO

Je vais avoir l'honneur de l'accompagner.

Il sort.

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