‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 83 sur 637 · I.E MAURE · texte numérisé non relu

I.E MAURE

Tout chaud, dans les mains de ma Bononi. J'y suis allé la nuit dernière: j'y ai répété vos belles paroles, et j'y ai fait sonner vos plus beaux sequins : ils ont opéré. Je devais y retourner à six heures du matin; le comte s'y trouve tout juste, fonime vous le disiez, et c'est avec ce chiffon-là qu'il avait payé la porte.

FIESQUE, indigné.

Misérables libertins! ils veulent renverser la république, et ne peuvent être discrets avec une fille de joie! Je vois par ces papiers que Doria et sa bande ont fait le complot de m'assassiner ainsi que onze sénateurs, et qu'ils veulent faire Gianettino doge.

LE MAURE

Voilà tout, et cela pas plus tard que demain, jour de l'élection du doge, le trois du mois. FIESQUE, vivement.

Notre diligence de cette nuit fera avorter le lendemain qu'ils ont conçu. Vite, Hassan, les choses sont mûres... convoque les autres. — Ah! nous prendrons sur eux une sanglante avance. — Dépêche-toi, Hassan.

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