L ALLEMAND
A la bonne heure. Des gens suspects rôdent autour du couvent des Capucins et se glissent sur la grande place; leur marche et leur tournure font présumer que ce sont des soldats.
GIANETTINO, impatienté.
Au diable le zèle de cet imbécile ! ( Bas à Lo~ mellino. ) Ce sont mes Milanais.
l'allemand.
Votre seigneurie ordonne-t-elle qu'on les arrête ?
Gi.\NETTiNO , à Lomellino.
Voyez-y, Lomellino. {A l'Allemand avec brusquerie. ) Va-t'en, c'est bon. ( A Lomellino, tout bas. ) Faites entendre à cet animal d'Allemand de tenir bouche close.
Lomellino sort avec l'Allemand.
FIESQUE, qui jusque là a joué avec Julie, en jetant quelques coups d'œil d'observation à la
dérobée.
Notre ami est contrarié. Puis-je en savoir le motif?
GIANETTINO
Ce n'est pas étonnant. Ces éternelles questions et ces avis.
Il sort.
FIESQUE
On nous attend au spectacle. Oscrai-jo vous offrir le bras, madame ?
JULIE
Patience! il faut que je m'habille un peu. — Ah çà, comte, pas de tragédie, cela me donne de mauvais rêves -
FIESQUE, avec malice.
Oh ! ce sera pour mourir de rire, comtesse.
Il la reconduit.
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