‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 90 sur 637 · L ALLEMAND · texte numérisé non relu

L ALLEMAND

A la bonne heure. Des gens suspects rôdent autour du couvent des Capucins et se glissent sur la grande place; leur marche et leur tournure font présumer que ce sont des soldats.

GIANETTINO, impatienté.

Au diable le zèle de cet imbécile ! ( Bas à Lo~ mellino. ) Ce sont mes Milanais.

l'allemand.

Votre seigneurie ordonne-t-elle qu'on les arrête ?

Gi.\NETTiNO , à Lomellino.

Voyez-y, Lomellino. {A l'Allemand avec brusquerie. ) Va-t'en, c'est bon. ( A Lomellino, tout bas. ) Faites entendre à cet animal d'Allemand de tenir bouche close.

Lomellino sort avec l'Allemand.

FIESQUE, qui jusque là a joué avec Julie, en jetant quelques coups d'œil d'observation à la

dérobée.

Notre ami est contrarié. Puis-je en savoir le motif?

GIANETTINO

Ce n'est pas étonnant. Ces éternelles questions et ces avis.

Il sort.

FIESQUE

On nous attend au spectacle. Oscrai-jo vous offrir le bras, madame ?

JULIE

Patience! il faut que je m'habille un peu. — Ah çà, comte, pas de tragédie, cela me donne de mauvais rêves -

FIESQUE, avec malice.

Oh ! ce sera pour mourir de rire, comtesse.

Il la reconduit.

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