‹ Œuvres dramatiquesChapitre 150 sur 290 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Entre RAMIRE, déguisé en colporteur, une caisse suspendue à l'épaule.

ramire. — Qui veut m'acheter quelqu'un des objets contenus dans ma caisse? — [A part.) Favorise, ô fortune, ma folle témérité, mon audace plus qu'ordinaire.

dona inès. — C'est ainsi, l'ami, que vous entrez, sans façon, jusque dans le salon?

ramire. — J'ai à vendre, ma charmante demoiselle, une foule d'objets délicieux, venus de Flandre, d'Italie, de France : et d'abord...

DONA INÈS., — JésUS !

ramire. — Que regardez-vous? Qu'est-ce qui vous prend ?

dona inès. ■ — Ramire t

ramire. — Inès divine, puis-je parler?

dona inès. — Je suis toute tremblante, Comment as-tu osé entrer ici ?

ramire. — J'apporte à la belle doña Juana de la part du . comte, mon maître...

dona inès. — Parle vite.

ramire. — Ce billet.

dona inès. — Donne. Je le lui remettrai? ramire. — Serait-il possible de lui parler? dona inès. — Comment, de lui parler? Tu es mort, si l'on vient à te reconnaître.

ramire. — Que dit-on du roi?

dona inès. — On parle de ses vœux et de ses espérances.

ramire. — Elle les accepte?

dona inès. — Parbleu !

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