‹ Œuvres dramatiquesChapitre 215 sur 290 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Entrent LE GREFFIER, suivi d'ALGUAZILS, DON FERNAN D.

un alguazil, à don Fernand. — Que Votre Grâce abrège tous ces discours, et qu'elle ait pour agréable que la vérité soit établie.

don fernand. — Si l'on me manque d'égards, la cour n'est pas loin1. Que la justice me traite comme elle le doit; qu'on me mette dans une tour.

don juan. — Pourquoi ce bruit?

le greffier. — L'événement, seigneur, va vous le dire. L'alcade mayor, seigneur gentilhomme, mande et ordonne que vous soyez confronté avec ce cavalier. — Le reconnaissez-vous pour celui qui a tué don Pedro en duel?

don juan, à part. — Situation embarrassante ! — C'est lui, je n'en saurais douter; mais il y aurait de la lâcheté à le dénoncer, bien que je doive souffrir jusqu'à ce que j'aie prouvé mon innocence... Il s'est conduit en homme de cœur et d'honneur, et je me reprocherais de lui créer de si grands embarras 2.

don fernand. — L'étranger m'a reconnu... Je suis un homme perdu.

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