SCÈNE YII
Appartement dans la maison de Prudencio.
BELISE, TEODORA.
Teodora. — Otavio et ton père sont allés pour la dispense.
belise. — Ma tante, si mon cœur a déjà tant souffert, que sera-ce à leur retour? J'en perdrai, je crois, la raison.
teodora. — Qu'est-ce qu'aimer, sinon sacrifier sa raison? Je ne le sais que trop par moi-même.
belise. — Comment, clans ma situation, puis-je consentir à me marier, si mon père m'y oblige? Terrible alternative! Faudra-t-il tout dire à Otavio? Mais, je suis fille de qualité, et c'est vouloir perdre mon honneur. Je verrai quelque religieux, qui se chargera de tout dire à mon père : mais, je redoute un éclat de sa sévérité. Ah! plutôt