ACTE III, SCÈNE IV
moment, vous verrez le soldat aveugle et sanguinaire, de sa main hideuse, enlever les ceintures de vos filles aux cris perçants, tirer la barbe d'argent de vos pères et briser leurs vénérables têtes contre les murs ! Vous verrez vos enfants nus embrochés sur des piques, tandis que leurs mères devenues folles pousseront des hurlements à briser les nuages, comme les femmes de Judée pendant la chasse sanglante des bourreaux d'Hérode I Que dites-vous? Voulez-vous vous rendre et éviter tout cela? ou, vous entêtant dans la défense être tous détruits ?
Le Gouverneur.
Aujourd'hui notre espoir prend fin. Le Dauphin,) sur le secours duquel nous comptions, nous a fait savoir que ses forces n'étaient pas suffisamment prêtes pour faire lever un siège de cette importance. Donc, redoutable roi, nous abandonnons notre ville, nos vies à ta merci. Entre, dispose de nous et des nôtres, car nous ne pouvons pas résister plus longtemps.
Le Roi Henry.
Ouvrez vos portes... Venez, oncle Exeter, entrez dans Harfleur et demeurez-y pour vous fortifier sérieusement contre le Français. Faites merci à tous. Pour nous, cher oncle, l'hiver approchant et la maladie faisant des ravages parmi nos soldats, nous nous retirerons à Calais. Cette nuit, à Harfleur, nous serons votre hôte. Demain nous serons prêts pour la marche.
{Sonneries. Le roi et les autres entrent dans la ville).