ACTE m, SCÈNE IV
t'avançons cette preuve : le due d'Orléans n'était-il pas ton ennemi ? Ce même duc d'Orléans n'a-t-il pas été prisonnier en Angleterre ? Eh bien, quand les Anglais ont appris qu'il était ton ennemi, ils l'ont remis en liberté, sans rançon, en dépit de Bourgogne et de tous ses partisans. Juge maintenant ! Tu combats contre tes compatriotes et tu es l'allié de ceux qui deviendront tes bourreaux. Viens, viens, retourne avec nous, seigneur égaré i Charles et les autres t'ouvriront leurs bras.
Bourgogne.
Je suis vaincu! Ses altières paroles m'ont battu en brèche comme des coups de canon, et pour un peu je tomberais à genoux. Pardonne-moi, patrie, et pardonnez-moi aussi, mes chers compatriotes ! Seigneurs, recevez ce cordial embrassement. Mes forces et mes troupes sont à vous. Adieu, Talbot. Je ne me fierai pas plus longtemps à toi ! La Pugelle.
Voilà qui est bien français ! Tourner et tourner toujours !
Charles.
Sois le bienvenu, brave duc ! Ton amitié nous ranime.
Le Bâtard.
Il fait renaître le courage dans nos cœurs.
Alençon.
La Pucelle a bravement joué son rôle dans tout ceci et mérite une couronne d'or.
Charles.
Maintenant, messeigneurs, allons rejoindre nos armées et chercher comment harceler l'ennemi.
[Ils sortejtt).