‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 105 sur 633 · E PKINCE JEAM · texte numérisé non relu

E PKINCE JEAM

J'espère, mylord, que ce >u\v sous le même toit

Hevient WliSTM(JKi:i AND.

LE PRINCE JEAN, coniiîtuani.

Eh bien! mon cousin, pourquoi notre armée reste- t-elle immobile?

WESTU0RELAND.

Les chefs, ayant reçu de vous l'ordre de rester, ne veulent pas partir qu'ils ne vous aient enteudn vous-même.

LE PRINCE JEAN

Ils connaissent leur devoir.

Revient UASTINGS.

BASTINCS, a l'Archevêque.

Mylord, noire armée est déjà dispersée Comme de jeunes taureaux détachr-s du jou;;, nos soldats se dii ig.nl à l'est, à l'ouest, au nord, au sud ; on dirait des écoliers qui, au sortir des classes, se hâtent de retourner chez eux, on de se rendre au lieu des récréations.

WESTMORELAND

Bonne nouvelle, mylord Hastings 1 Pour la peine, je vous arrête comme coupable de haute trahison, ainsi que vous, mylord archevêque, et vous, lord Mowbray; je vous arrête comme coupables au premier chef.

MOWBBAV.

Ce procédé est-il juste et honorable?

WESTMORELAND

Votre confédération l'est-elleî

l'archevëqde.

Est-ce ainsi que vous tenez votre parole?

LE PRIMCE JEAN.

Je ne vous en ai donné aucune. Je vous ai promis le redressement des abus dont vous vous êtes plaints; et, sur mon honneur, je remplirai cette promesse avec une religieuse sollicitude. Mais pour vous, rebelles, — attendez-vous à subir le châtiment dû i^ la rébellion et à des actes tels que les vôtres. Vous avez imprudemment levé des troupes, les avez sottement amenées ici et licenciées plus sottement encore. Qu'on balte le tambour, et qu'on se mené à la poursuite des bandes dispersées ; le ciel aujourd'hui nous a fait triompher sans combattre. Qu'on donne une garde i ces traîtres qu'attend l'échafaud, leur digne lit de mort, où doit s'exhaler leur dernier souffie. Ils s'éloignent.

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