E PKINCE JEAM
J'espère, mylord, que ce >u\v sous le même toit
Hevient WliSTM(JKi:i AND.
LE PRINCE JEAN, coniiîtuani.
Eh bien! mon cousin, pourquoi notre armée reste- t-elle immobile?
WESTU0RELAND.
Les chefs, ayant reçu de vous l'ordre de rester, ne veulent pas partir qu'ils ne vous aient enteudn vous-même.
LE PRINCE JEAN
Ils connaissent leur devoir.
Revient UASTINGS.
BASTINCS, a l'Archevêque.
Mylord, noire armée est déjà dispersée Comme de jeunes taureaux détachr-s du jou;;, nos soldats se dii ig.nl à l'est, à l'ouest, au nord, au sud ; on dirait des écoliers qui, au sortir des classes, se hâtent de retourner chez eux, on de se rendre au lieu des récréations.
WESTMORELAND
Bonne nouvelle, mylord Hastings 1 Pour la peine, je vous arrête comme coupable de haute trahison, ainsi que vous, mylord archevêque, et vous, lord Mowbray; je vous arrête comme coupables au premier chef.
MOWBBAV.
Ce procédé est-il juste et honorable?
WESTMORELAND
Votre confédération l'est-elleî
l'archevëqde.
Est-ce ainsi que vous tenez votre parole?
LE PRIMCE JEAN.
Je ne vous en ai donné aucune. Je vous ai promis le redressement des abus dont vous vous êtes plaints; et, sur mon honneur, je remplirai cette promesse avec une religieuse sollicitude. Mais pour vous, rebelles, — attendez-vous à subir le châtiment dû i^ la rébellion et à des actes tels que les vôtres. Vous avez imprudemment levé des troupes, les avez sottement amenées ici et licenciées plus sottement encore. Qu'on balte le tambour, et qu'on se mené à la poursuite des bandes dispersées ; le ciel aujourd'hui nous a fait triompher sans combattre. Qu'on donne une garde i ces traîtres qu'attend l'échafaud, leur digne lit de mort, où doit s'exhaler leur dernier souffie. Ils s'éloignent.