‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 112 sur 633 · I.'houirae de guerre reslera-l-il ici à coucher, lorisieur · texte numérisé non relu

I.'houirae de guerre reslera-l-il ici à coucher, lorisieur

CEBVEICVIDE.

Oui, David. Je veux bien le traiter : un ami à la cour vaut niirn\ qu'un penny iLinsIa bourse. Traite hun ses gi ns, David; car te suui de mauais drôles qui pourraient bien mordre.

DlVIb.

Ils ne mordront pas plus qu'ils ne sont mordus, monsieur; ils ont du linge singulièrement aie.

ISien trouvé, David. A ta besogne, David.

DAVID

Je vous serai» obligé, monsieur, de favoriser Guillaume Lcmasque de WiDCûl , contre Clément Lapercho de la montagne.

CEr.VEACVlDE.

Il y a beaucoup de plaintes, David, contre ce Lemasque; ce Leuiasque est un fieffé coquin , à ma connaissance.

Je vous accorde, monsieur, que c'est un coquin ; Il ais Je ne vois pas pourquoi un <oquiii ne serait ■ prut^i^é, à la requête d'un anû. Un honnête bumuie, monsieur, peut plaider pour lui-u:éme; ur. coquin ne le peut pas. Voila buit ans, munii'iir, que je vous sers Ëdêleuiem ; et si je ue puis, ui<>; OL dcui fuis par trimestre, faire triompher un <uqu:nd'uu buunéte homme, il faut que j'aie bien l'eu oc crédit auprès de tous. Ce cuquio-lâ,moacur, est mon ami; je vous supplie, en Conséquence, de \ouluir hieu le proléger.

CEKVEAUVIDE

Sois tranquille, il .^e lui sera fait aucun mal. Depécbe-toi, David.

tEKyiArvjpE, continuam.

Où éres-voiis. sir John? Allons, dcuoiiez-vous. Dunne-rnoi la main, maître Bardolphe.

BAItDOLPBE.

Je suis charmé de voir votre seigneurie.

Je te remercie de tout mon cœur, mon cher Bardolphe. — {-Au page. Sois le bien venu aussi, mon grand garçon. — Venez, sir John.

Il son.

FALSTAFF

Je VOUS suis, monsieur Robert Cerveauvide. — Bardolphe, jette un coup d'œil sur nos ohcvauit.

Babdolpbe et le Pace iorteni.

Si l'on me débitait en détail, on pourrail faire de moi quatre douzaines de bitons d'ermite, comme mailie Cerveauvide.C'est étcnnantde voir l'analogie complète qui existe entre l'esprit de ses gens et le sien. Eus, à forte de lavoir sous les yiux, se cuniportent en jug<:s imbéciles; lui, à force de converser ave. eux, sVsl iran>ri.rnic en laquais qui veut s« donner des airs de juge; à force d'être ensemble, leur faculiés sesont si nieii identifiées, qu'ils ne forment plus qu'une troujie, comme autant d'oies tauvages. Si j'avais quelque chose à obtenir de Cerveauvide, je m'atlacherais â convaincre ses gens que j'ai du crédit sur leur maître ; si je voulais me bien mettre avec ses gens, je tacherais de persuader à Cerveauvide qu'il n'y a personne qui ait plus d'empire que moi sur ses domestiques. Il est certain que la.apacitè et l'ignorance sont contagieuses, et se gagnent comme des maladies: que chacun prenne doncgardeà la compagniequ'il fréquente. Je trouverai dans Cerveauvide de- quoi faire rire le prince Henri sans interruption pendant la durée de six modes nouvelles — ce qui équivaut à quatre sessions judiciaires, ou au temps nécessaire pour vider deux procès pour dettes. - C'est élonnant tout ce qu'un men>onge appuyé d'un léger jurement, un lazzi débité d'un air grave, peuvent produire d'effet sur l'esprit d'un gaillard qui ne sait pas encore ce que c'est qu'un rhumatisme dans les reins. Oli ! vous le veirez rire jusqu'à ce que la peau de son vis.ige suit aussi pli,sée qu'un manteau mouillé et mis de travers.

cerveauvide, appelant de l'intérieur.

S r John!

FALSTAFF

Je suis i vous, monsieur Cerveauvide, je snis à

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