‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 205 sur 633 · LE HÉRAUT · texte numérisé non relu

LE HÉRAUT

Je somme votre altesse de se rendre nu parlement de sa majesté, convoqué à linry pour le premier du mois prochain.

GLOSTER,

Et mon assentiment préalable à cette mesure n'a point été demandé! il y a quelque chose làdessous. — ( Au Héraut.) C'est bien ; je m'y rendrai.

Le Héraut s'éloigne.

GLOSTER, conlinuant.

Éléonore, je te quille. — Monsieur le schcrifT, que la pénitence n'excède pas l'ordre du roi.

LE SCBÉBIFF.

Mylord, ici se terminent mes fonctions ; maintenant sir John Stanley est chargé de conduire laj duchesse à l'ile de Man.

GLOSTER.

Est-ce vous, sir John, qui éles chargé de veiller sur elle ?

STANLEY

J'en ai reçu l'ordre, mylord.

GLOSTER.

Je VOUS supplie de la bien traiter ; que ma de mande ne soit pas un motif pour aggraver soi sort : la fortune peut de nouveau nous sourire; el je pourrai reconnaître les bontés que vous aure; eues pour elle; sur ce, sir John, recevez mei adieux.

LA CDCBESSE.

Eh quoi, mylord, vous parlez sans me dir^| adieu?

GLOSTER.

Tu vois mes pleurs; je ne puis t'en dire davantage.

Gloster et ses Serviteurs s'éloignent.

LA DCCHESSÏ.

Te voilà donc parti? — Toute consolaiion est disparue avec loi ; il ne m'en reste plus ; tout mon espoir est dans la mort, la mort, dont naguère je' ne pouvais entendre le nom sans effroi, parce que je souhaitais que cette vie fût éternelle. Stanley, je t'en conjure, emmène-moi d'ici I peu m'importe en quel lieu; je ne demande pciinl do faveur; conduis-moi où lu as ordre de me conduire.

STAtil.EV.

Madame, c'est à l'ile de Man; lA vous scres trailce conformément à voire rang cl .^ voire position.

LA DUCUESSe.

Je serai donc traitée bien mal ; car ma position est cruelle; je suis dans l'opprobre : scrai-je donc traitée avec opprobre?

STANLEV.

Non, mais comme il convient à une duchesse, 1 l'épouse du duc Homfroy.

HENRI VI

LA DDCBESSE.

Adieu, schériiï , je te souhaite plus de bonheur que je n'en ai, bien que tu aies été chargé de préider à ma honte.

LE scnÉniFF.

Je n'ai fait que mon devoir ; veuillez m'excu- »er, madame.

LA DCCUESSE.

Adieu; ton office est rempli. — Allons, Stanley, partons-nous?

STASLET.

Madame , voire pénitence étant terminée, vouf allez quitter ce linceul, et prendre des habits de

Toyage.

LA DCCnESSE.

Je ne dépouillerai pas mon opprobre avec ce linceul. De quelque manière que je sois velue, il percera à travers mes plus riches parures. Allons, montre-moi le chemin ; il me tarde de voir ma prison.

Ils s'éloi

gne

rIN DU DEUXIEME ACTE.

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