SCENE II
Le cliamp ic bataille de Saint-Aibans. Sur le premii plan, OD aperçoit une batellerie, à l'enseigne du Cfu lenii Je Siiinl-All/ans.
Bruit de trompettes; escarmouches. Arrive
WiRWlCK.
Cliffordde Cumberland, c'est Warwick qui l'ap- (lellcl et si tu n'as pas peur de rencontrer l'ours, maintenant que la trompette irritée sonne l'alarme, et que les cris des mourans retentissent dans les airs, — ClifTord, viens te mesurer avec moil Prince orgueilleux du nord, ClifTord de Cumberland, Warwick s'enroue à t'appeler au combat.
.arrive VORK.
WAtiwicK , cominuaiil.
Eh bien, mon noble lord? quoi, à pied!
YORK
Le terrible Clilïord a tué mon cheval sous moi; liais je lui ai rendu la pareille, et j'ai livré en l'ilure aux vautours et aux corbeaux le noble coursier qu'il aimait tant.
Arrive CLIFFORD.
WARWlCK.
Voici la dernière heure de l'un de nous ou de lousd^ux.
Airète, Warwick; cherche une autre proie; laisse-moi m'acharner à la poursuite de ce daim, jusqu'à ce que je l'aie tué.
WARWICK
Eh bien, York, songe à t'en acquitter noblement; c'est pour une couronne que tu combats. — ClifTord, aussi vrai que j'ai à cœur de prospérer aujourd'hui , c'est avec douleur que je te quitte sans combattre.
Warwick s'eloirjue.
CLIFFORD
Que vois-tu donc en moi, York? pourquoi demeures-tu immobile?
YORK
Ta fière contenance me plaît, et tu aurais toutes mes sympathies, si tu n'étais pas autant mon ennemi.
CLIFFORD
Ta vaillance obtiendrait paieillement mon approbation et mon estime, si elle ne s'alliait ù l'infamie et à la trahison.
YORK
Qu'elle me défende aujourd'hui contre tonépéc, comme il est vrai qu'elle soutient la justice et le bon droit I
CLIFFORD
Appelons à ce combat toute mon énergie, corps et ame !
YORK
C'est un terrible enjeu t — Défends-toi.
Ils tomba lient, ClilTord lombe.
CLIFFORD
La fin couronne les œuvres*.
Atnsi la guerre t'a donné la paix; car te voilà immobile. Paix à ton ame, si c'est la volonté du ciel I
Arrive LE JEUNE CLIFFORD.