SCENE III
Une pla
de Sainl-Alba-
On conlitiue à entendre le bruit du combat ; puis la retraite sonne, mêlée au bruit des fanfares. On voit arriver, tambours battant, enseignes dtployees,l'armie victorieuse, que précédent^OÏ^K, RICHARD PLANTAGENET el 'WARWICK.
Qui peut nous donner des nouvelles de Salisbury, ce vieux lion qui, dans sa colère, oublie les ravages du temps cl les iujures de la vieillesse! Ol le dirait à la fleur de l'Age, et celle journée sembl» le rajeunir; nous n'avons rien gagné aujourd'hui, et notre fortune n'a pas fait un pas, si nous avons perdu Salisbury.
RICUARD.
Mon noble père, trois fois aujourd'hui je l'ii aidé à remonter à cheval ; trois fois, le couvraDi de mes armes, je l'ai conduit hors de la niéléc, en le suppliant de n'y plus revenir ; mais bienttt, au plus fort du danger je le retrouvais encor») cl comme une riche tapisserie dans une cabant indigente, une volonté forte animait son corp». débile. Mais ce noBle guerrier, le voilà qui »'fc^' vance.
Arrive SALISIÎURV.
sALisBunv, à York.
Par niiiii cpée, lu as bravement combattu au-
jourd'hiii, et nous en avons tous fait autant. — Je te remercie, Richard : Dieu sait ce que j'ai encore iTivre. Il a permis que trois fois dans cette journée je fusse sauvé par toi d'une mort imminente. — Mjlords, il faut assurer les fruits de notre victoire; ce n'est pas assez pour nous que noi ennemis soient en fuite; ils ne tarderont pas 1 réparer leurs désastres.
TORK.
Koiis devons les poursuivre; il y va de notre sait te ; j'apprends que le roi a fui vers Londres, pour y convoquer sans délai la cour du parlement. Allons l'y rejoindre avant que les lettres de
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convocation soient parties. Qu'en dit lord Warwick? Est-il d'avis que nous devons les suivre?
WARVVICR.
Les suivre! Devançons-les plutôt, si nous pouvons I Sur ma parole, mjlords, voilà une journée glorieuse. La bataille de Saint-Albans, gagnée par l'illustre York, vivia éternellement dans la mémoire des siècles à venir. Datiez, tambours! sonnez, trompettes! — Marchons tous vers Londres; et puissent d'autres journées semblables à celle ci i nous éc-linir en partage !
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FIN DE HENRI \I fmuiii
UEIllF. DE M"» V« DONDEY-DUPI