‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 260 sur 633 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Devant la ville d'Vork.

Arrivent LE ROI EDOUARD, GLOSTER el HAS- TINGS, à la tête de lecrs troupes.

Mon frère Richard, lord Hastings, et vous tous, mes amis, vous le voyez, la fortune répare ses torts envers moi; elle a résolu de me faire échanger de nouveau ma position malheureuse contre la couronne royale d'Henri. Nous avons sains et saufs passé et repassé les mers, amenant de Bourgogne les renforts que nous en attendions. Débarqués à Ravenspurg, nous voilà arrivés devant les portes d'York ; il ne nous reste plus qu'à rentrer dans celte ville pour j prendre possession de notre duché.

GLOSTER.

Quoi! les portes sont fermées! — Mon frère, cela me parait de mauvais augure. Quand on trébuche sur le seuil d'une maison, c'est signe que rien de bon ne vous attend dans l'intérieur.

LE ROI ÉnOCABD.

Bah! de vains présages ne doivent pas nous effrayer maintenant. Il faut que, degré ou de force, nous entrions dans cette ville; car c'est là que nos amis viendront nous joindre.

Oh voit paraître sur les remparts LE MAIF.E D'YORK et ses Collègues*.

LE UAIRE.

Mylords, nous avons été prévenus de votre arrivée, et, pour notre propre sûreté, nous avons fermé nos portes; car c'est à Henri qu'est due notre allégeance.

LE ROI EDOUARD

Mais, monsieur le maire, si Henri est votre roi, dans tous les cas, Edouard est duc d'York.

' Le: aldermen, ou membres du conseil do 1* communiv (Noie du traducteur-)

MAGASIN THEATRAL ÉTRANGER

LE MAIRE

C'est vrai, mylord; je vous reconnais pour tel.

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