‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 270 sur 633 · SCENE MI · texte numérisé non relu

SCENE MI

Me. — Un i

nldupjla

LE BOI EDOUARD est asns sur son trône; auprès de lui sont LA REINE ELISABETH tenant son jeune enfant dans ses bras, CLAREiN'CE , GLOS- TER, HaSTINGS et Autres.

LE KOl EDOUARD.

Enfin nous voilà une seconde fois assis sur le

trône d'Angleterre racheté au prix du sang de nos

ennemis. Combien de vaillans adversaires, pareils

NX épis mûrs de l'automne, ont été moissonnés

l'apogée de leur orgueil! Trois ducs de Somerset ', tous trois renommés par leur courage indomptable; deux Clifford, le père et le fils; et deux Northumberland ; jamais guerriers plus braves ne piquèrent le flanc de leurs coursiers au signal de la trompette ; et avec eux, ces deux ours intrépides, Warvvick et Montaigu, qui retenaient dans leurs chaînes le lion royal, et faisaient trembler la forêt au bruit de leurs rugissemens. C'est ainsi que nous avons balayé tout ce qui menaçait notre trône, et affermi notresécurité. — Approche, Elisabeth; que je baise mon enfant. — Mon petit

• Le premier était Edmond, tué à la bataille de Saint- Albans, en 1455; le second Henri, son fils, décapite' après la h.itaillc d'Heiham, en 1463; le dernier f;dinond, fils de Henri, fait prisonnier à Tewkshury en 1471, et décapil.-. Son frère Jean avait été tué dans la même kalaillc. (Hôte du traducteur.)

Edouard, c'est pour toi qne tps oncles cl nioi nous avons, debout sous notre armure, passé les froides nuits de l'hiver, exécute de longues marches sous les ardeurs dévorantes de l'été; gr5ce à nous, tu hériteras en paix de la couronne, et tu recueilleras le fruit de nos travaux.

GLOSTEH, à part.

Je ferai périr sa moisson une fois que tu seras dans la tombe: car on fait encore trop peu d'attention à moi dans le monde. Ces épaules n'ont été constituées si fortes et si épaisses que pour soulever un poids; et elles en soulèveront ou je me romprai l'échiné. (Se touchant te front, puis regardant sa main.) Toi, mûris mes plans; toi, tu les exécuteras.

LE ROI EDOUARD

clarence, et toi, Gloster, aimez votre aimable reine; mes frères, baisez votre royal neveu.

CLARENCE

Que le baiser que j'imprime sur les lèvres de cet enfant chéri, soit le gage de l'obéissance que je dois à votre majesté.

LE ROI EDOUARD

Merci, noble Clarence; mon digne frère, merci.

Que le baiser affectueux que je te donne, fruit charmant, soit le garant de mon amour pour l'arbre dont tu es sorti. — (A part.) S'il fau< dire vrai, c'est un baiser comme celui que donna Judas à son maître, lorsque, lui donnant tout haut un salut d'amitié, tout bas il complotait sa mort.

LE ROI EDOUARD

J'ai obtenu maintenant tout ce que mon ame désirait , la pacification de mon pays et l'affection de mes frères.

CLARENCE

Que votre majesté veut-elle qu'on fasse de la reine Marguerite? René, son père, a engagé dans les mains du roi de France les deux Siciks et Jérusalem, et il nous en a fait parvenir le prix pour sa rançon.

LE ROI EDOUARD

Qu'elle parte I faites-la conduire en France. Maintenant il ne nous reste plus qu'à consacrer notre temps aux réjouissances, aux spectacles comiques et à tous les plaisirs de la cour. — Trompettes, faites-nous eutcndre de joyeuses fanfares! adieu, soucis cuisans. Ce jour, je l'espère, commence pour nous l'ère d'une prospérité durable. Ih sui'lcul.

FIN D'HEÎJKI \U

PARIS. IMPRlHEaiK DE H"*' y DONOEV-DUrlIL.

Bue Saint-Louis, 46, au Marais.

RICHARD m

DRAME HISTORIQUE EN CINQ ACTES

[hr lUilliiim 61)nli0|)farf.

PERxnyy /CES.

EDOUAKI) IV, roi<lAnglclcrie.

EDOUARD, li'aborJ prince JeGalles,

roi sous le nom .l'È.louard V, RICHARD, duc d'York, GEORGES, duc de Chirence, RICHARD, d-abord duc deGlosler,i,„i

roi 30I1S le nom de Hicl.ard III, UN JEUNE FILS DE CLARENCE.

HENRI, comte de Ricliemond.dei.uis LE CARDINAL BOUKCHIER.arcl..

bury.

THOMAS ROTHERAM, arcbevéqued JOHN MORTON, evéc,uc d'Ely.

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