‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 354 sur 633 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Mt!-me ville. — Une salle d'apparat dans la maison à«

Les hautbois jouent; une musique (datante résonne. Les tabtes sont servies pour un banqmt magnifique. FLAVIUS et autres se prCparein à servir les convives. Alors entrent avec teuf suite TIMON, .\iClBIADE, LUCUS , LUCl'!.- LUS, SEMPRONIUS ei adtres Sénateurs Atbê- NiENs; puij VENTIDIUS. APEMAKTUS les suU d'un air morose.

vENiioms.

Très-honoré Timon, il a plu aux dieux de se ressouvenir de l'âge de mon père, et de l'appeler au séjour d'une éternelle paix. Il est mort heu reux et m'a laissé riche. Je viens , comme la reconnaissance m'en fait un devoir, vous rendre, en les doublant et en y joignant le tribut de mes actions de grâces et de mon dévouement, tes talens qui m'ont rendu à la liberté.

TIMON

Aux dieux ne plaise, loyal Ventidius ! vous in terpréiez mal mon affection. Je vous ai donné cette somme en pur don et à toujours; et celuilà n'a rien donné qui souffre qu'on lui rende. Les grands de la terre peuvent en user ainsi; mais nous ne devons pas les imiter. Les fautes des puissans n'en sont pas moins des fautes.

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