‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 390 sur 633 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Une autre partie du bois.

Arrivent TITANIA et sa Coor.

TITANIA

Allons, dansez une ronde, et chantez-moi un air féerique ; puis vous vous éloignerez pendant le tiers d'une minute; les uns iront tuer les vers cachés dans les boutons de rose; d'autres feront

MAGASIN THEATRAL ÈTP.ANGER

la guerre aux cliauve-sourls, pour avoir leurs ailes de peau, afin d'en habiller mes petits sylphes; d'autres s'occuperont à écarter le bruyant hibou qui fait entendre la nuit son cri sinistre, et qu'étonne la présence de nos esprits délicats. Maintenant, bercez mon sommeil; puis, chacune i vos fonctions, et laissez-moi reposer.

UNE JEDNE rÉE chante.

Hérissons épineux, serpcns au dard îalous,

Wapprochez pas de noire reine ; Couleuvres et lézards qui sillonnez la plaine. De cette enceinte cloignez-vous,

LE cnoEUR.

Module les chants, Pliilomèle ; Par tes mélodieux accens Plonge en un doux sommeil et son ame et ses sens. Que rien de malfaisant n'ose s'approcher d'elle ; Tour troubler son repos, que, grâce à notre l'ele, Tous les charmes soient impuissans.

lA JEDNE rÉE.

Que l'araignée ailleurs file sa toile vaine ;

[Vous, faucheurs aux Ion gs pieds, limaçons, escarbots,

It^approcliez pas de notre reine.

Et respectes son doux repos.

LE CHOEUIt.

Module tes chants, Fhîlomèle ;

Par tes mélodieux accens Plonge en un doux sommeil et son ame et ses sens. Que rien de roaifaisant n'ose s'approcher d'elle; Pour troubler son repos, que, grâce à notre zèle,

Tous les charmes soient impuissans.

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