SCENE III
Une autre partie du bois.
Arrivent TITANIA et sa Coor.
TITANIA
Allons, dansez une ronde, et chantez-moi un air féerique ; puis vous vous éloignerez pendant le tiers d'une minute; les uns iront tuer les vers cachés dans les boutons de rose; d'autres feront
MAGASIN THEATRAL ÈTP.ANGER
la guerre aux cliauve-sourls, pour avoir leurs ailes de peau, afin d'en habiller mes petits sylphes; d'autres s'occuperont à écarter le bruyant hibou qui fait entendre la nuit son cri sinistre, et qu'étonne la présence de nos esprits délicats. Maintenant, bercez mon sommeil; puis, chacune i vos fonctions, et laissez-moi reposer.
UNE JEDNE rÉE chante.
Hérissons épineux, serpcns au dard îalous,
Wapprochez pas de noire reine ; Couleuvres et lézards qui sillonnez la plaine. De cette enceinte cloignez-vous,
LE cnoEUR.
Module les chants, Pliilomèle ; Par tes mélodieux accens Plonge en un doux sommeil et son ame et ses sens. Que rien de malfaisant n'ose s'approcher d'elle ; Tour troubler son repos, que, grâce à notre l'ele, Tous les charmes soient impuissans.
lA JEDNE rÉE.
Que l'araignée ailleurs file sa toile vaine ;
[Vous, faucheurs aux Ion gs pieds, limaçons, escarbots,
It^approcliez pas de notre reine.
Et respectes son doux repos.
LE CHOEUIt.
Module tes chants, Fhîlomèle ;
Par tes mélodieux accens Plonge en un doux sommeil et son ame et ses sens. Que rien de roaifaisant n'ose s'approcher d'elle; Pour troubler son repos, que, grâce à notre zèle,
Tous les charmes soient impuissans.