LEC0IN
Â-t-on envoyé chez LanavetteT Est-il rent chez lui?
aBUBT-DB-FAIH.
On ne sait ce qu'il est devenu. Sans nul doatQ il est ensorcelé.
FLCTË.
S'il ne vient pas, adieu notre pièce; elle ne pei plus aller, n'est-ce pas?
LECOING.
C'est impossible. Il n'y a que lui dans toate I ville d'Athènes capable de jouer le rôle de Pyra
FLBTÉ.
C'est vrai, c'est l'esprit le plus fort qu'il y parmi tous les artisans d'Athènes.
LECOING.
Et le plus bel homme aussi ; sa voix est ce qui y a au monde de plus galant.
FLUTÉ.
Vous voulez dire do plus agréable ; c'est, Biei nous bénisse, une fort laide qualité que d'élre gç lant.
Entre VILBREQUIN.
VILBREQtl».
Messieurs, le duc revient en ce moment du tea pie, et il y a deux ou trois seigneurs et dames ( plus qui se sont mariés avec lui : si noire div tissement avait pu être joué, notre fortune à te était faite.
FLtITÉ.
0 mon cher Lanavette, tu as perdu un rcvenl
SONGE D'UNE NUIT I^ETE
je douze sons par jflnr ta vie durant; il était impossible qu'on ne lui fit pas douze sous par jour:
ui, le duc lui aurait fait une rente de douze s par jour pour avoir joué Pyrame, ou je veux
ire pendu. Il l'aurais bien mérité : douze sous par jour, ou rien pour jouer Pjrame.
Entre LANAVETTE.
LADAVETTE.
Où sont-ils, les camarades? où sont-ils ces bons enfans?
LECOING.
Lanavettel — 0 le jour courageux! ô l'heure fortunée I
lAMâVETTB.
Messieurs, j'ai à vous dire des choses surprenantes; mais ne me demandez pas ce que c'est; car, si je vous le dis, je ne suis pas un véritable Atbénioa. Je vous dirai les choses sans en rien
omettre, exactement comme elles se sont passées»
LECOING.
Coote-Qous ça, mon cher Lanavette.
LADAVETTK.
Je ne vous dirai rien de moi ; vous saurez seulement que le duc a dîné : dépêchez- vous de vous babiller; attachez bien vos barbes; mettez des rubans neufs à vos escarpins; rendez-vous immédiatement au palais; que chacun repasse son rôle; car le long et le court de la chose, c'est que notre pièce va être représentée. A tout événement, que Thisbé ait du linge blanc ; et que celui qui est chargé du rôle du lion, ne rogne pas ses ongles; ils feront l'ofBce des griffes de la bête. Vous tous, très-chers acteurs, ne mangez ni de l'oignon, ni de l'ail; car il faut que nous ayons la parole douce, et je ne doute pas que nous n'entendions dire de notre pièce, que c'est la ûeur des comédies. Assez causé ; partons, détalons.
Oi sortent.
rat DO QUATBIEME ACTE.
VW\M^««VMV^VvMVV\VVVV«\VM\\\VMVvVVitVVVVVV\^MAnAMiVMVkVVV%VVi^A'MVi\VViVMVVVVV\VVkVVV^^«VV^V\«V^^\^>V^