SCENE IL
Entre TARFADET.
FARFADET
Voici riieure de minmt, Où le loup hurle, où le lion rugit ; Où, las des travaux de la veille.
Le laboureur ronde et sommeille; Où, dans râtre de la maison^ On éteint le dernier tison.
C'est l'heure où la chouette, au milieu des ténèbres, Exhalant ses accens funèbres, •
Porte au mortel souffrant un souvenir de deuil,
Et lui rappelle scn cercueil.
C'est l'heure où des tombeaux la pierre se découvre, Où, du sépulcre qui s'entrouvre Le spectre osant franchir le seuil, Se promène, couvert de son drap mortuaire,
Dans le sentier qui mène au sanctuaire.
Yoici rheure où des airs nous autres habitans,
Loin du soleil aux rayons éclalans,
Suivant le char de la nuit sombre,
Comme un songe léger qui voltige dans l'ombre,
Wous venons céleTirer uos nocturnes sabbats.
Ett
□dre I
> joyeux éta
Que pas uae souris, trottant i3aD5 cette enceinte, Ne trouble le repos de cette maisoa sainte! Mais il faut qu'avec soin ce lieu soit balayé; C'est pour cela que je suis envoyé'.
Entrent OBÉKON et TITANIA, avec leur cortigi de génies et de fie».
OBEaOR.
, l'c'clat vacillant, aux mourantes clartés )a feu qui lentement se consume dans l'atre.
Esprits de l'air, dansez, saulei.
Légers comme l'oiseau folâtre,
Qui sautille dans le buisson ;
Et rcpctcx tous ma cbanson.
■rlTÀNIA.
Observci bien U rbjtlimccl la cadence,
SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ
Et retenez les paroles '
Puis à nos chants jo
rtous tenant parla maia
ant la danse,
ous chanterons en chœur.
CHANT ET DAUSE.
OBEfiON.
Jusqu^à Taube matinale, Dans ce palais Jispcrspz-vous ; Moi, je vais au lit (les époux , c he'nirai leur couche nuptiale.
Les enfana qui naîtront de ces couples hei Seront comble's de la fareur dei cieux ;
i de cet amans, à ses sermen:
jrs enfans seront beaux ; la natu jdigue, et dc'ployant sa bonté soi -n marquera pas un du cachet di
6dèle, : éternelle ;
gerqu
oit.,
s l'ombre.
EsDfitS da l'air, sjlphes joyeux, Prenez ces gouttes de rosée, Et que par vous chaque chambre arrosée SoitijamaU Un asile sacré de bonheur et de paix, ans la sécurité que son hôte y repose, El que jamais le chagnn ne s y pose.
Allei, volez, parcourez ce séjour.
Et venez me rejoindre aux premiers feux du jour. Obéron, TiTAMiA, et leur cortège sortent.
l du
Si nous, fantômes vains, troup'- errante et futile, Nous avons fait, pour plaire, uu effort iimliU-, Mettez que vous dormiez d'un sommeil i;al Lorsque ces visions ont passé devant vous. Du drame singulier, repre'seolé par nous,
Si vous trouvez la trame trop légère, Prenez que c''est un rêve , et que votre .ourn.ux Ne nous inflige pas un blâme trop sévère.
Votre pardon pourra nous corriger ; Du sifflet discordant épargnez-DOus l'iujure ;
Et, foi de Farfadet, je jure
Si je ne tiens pas ma parole, Dites que je suis un menteur.
Adieu donc, bonne nuit, spectateur bénévole. Pour montrer votre bonne humeur, Claqunz des mains, applaudissez sans honte, Et Robin vous eu tiendra compte.
IlSOH,
FIN DE SONGE D^UNE NUIT D'ÉTÉ
PAllS. ^ IMPMWE6JB DE M"" V* DONI>Ef-DUP«*i
Rue Saint-Louis, 49, au Manis.
^t'jtn'S^Jt'^
^Mê.^
CORIOLAN
DRAME EN CINQ ACTES
Ipar tPUUam Sljaks^jcarc,
PERSONNAGES
CAiUS MARCITIS CORIOLAN, Romain do l'ordre des
patriciens.
TITUS LARTIUS^ 1 généraux de Rome dans la guerre
COMINIUS, J contre les VolsijueJ.
MÉNÉNIUS AGRIPPA, ami de Corielan.
SICIISIUS VELUTUS , j , , ,
,„,„„ ^ itriLuns du peuple.