SCENE III
Bêmeliea, — Une autre partie du champ de Lalaille.
Le bruit du combat continue. Arrivent CASSIUS et TITINIUS.
CASSIDS.
Obi regarde, Titinius, regarde; les misérables fuient! mes propres soldats ont trouvé en moi un ennemi. Cet enseigne que voilà avait tourné le dos; j'ai tué le lâche, et lui ai arraché son aigle.
TITIKICS.
0 Cassius, Brutus a donné trop tôt le signal. Ayaut obtenu quelques avantages sur Octave, il s'est laisse emporter à son ardeur ; ses soldats se sont livrés au pillage pendant que nous étions tous enveloppés par Antoine.
Arrive PINDARUS.
flKDAr.US.
Fuyez plus loin , seigneur , fuyez plus loin ; Marc Antoine est dans vos tentes , seigneur I fuyez donc, noble Cassius , fuyez plus loin.
CASSItJS.
Cette colline estassez loin. — Regarde, regarde, Tiiiniusl sont-ce mes tentes que je vois en flammes ?
TITIXIBS.
Ce sont elles, seigneur.
CASSIUS
Titinius , si tu m'aimes, monte mon cheval, enfiinne tes éperons dans ses fines, jusqu'à ce qu'il l'ait transporté vers ces troupesquetu vois là-bas, et ramené ici, afln que je sache décidément si ces troupes sont amies ou ennemies.
TITISICS.
Je reviens dans un clin d'ceil.
11 s'éloigne.
CASSICS.
Va , Pindarus , gravis cette hauteur , j'ai toujours eu la vue trouble : regarde Titinius, et dis-moi ce qu8 tu remarques sur le champ de bataille.
PiKDARDs s'éloigne.
CASSIUS, continuant.
C'est aujourd'hui l'anniversaire du jour où j'«i respiré pour la première fois; le temps a dé-
crit son cercle; et je finirai au point où j'ai commencé : ma vie a parcouru sa période. — Eh biuuî quelles nouvelles?
piKDARDs, de loin.
0 seigneur!
CASSIUS
Quelles nouvelles ?