‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 471 sur 633 · PINDARUS · texte numérisé non relu

PINDARUS

Titinius est enveloppé par des cavaliers qui le poursuivent à bride abattue; cependant il galope encore. — Ils sont maintenant sur le point de l'atteindre. — Maintenant, Titinius! — quelques hommes mettent pied à terre. — Oh ! il met pied à terre aussi. — Il est pris. — ( On entend des cris lointains.) Écoulez; ils poussent des cris de joie.

CASSIOS.

Descends ; cesse de regarder. — O lâche que je suis de vivre encore, et de voir mon fidèle ami pris sous mes yeux!

Revient PINDARUS.

CASSIUS, continuant.

Approche, Pindarus : je t'ai fait prisonnier chez les Parthes; et je t'ai fait jurer, en te donnant la vie, que tout ce que je t'ordonnerais de faire, lu le ferais. Le moment est venu de tenir ton serment? à dater de ce moment, sois libre, et avec celte bonne épée qui se plongea dans les flancs de César, cherche mon cœur: ne t'arrête point à me répliquer! Tiens, prends la poignée de mon ghiive; laisse-moi couvrir mon visage; à présent , c'est fait; enfonce la lame. — César, tues vengé, avec l'épée qui t'immola toi-même.

11 meurl.

FINDARUS.

Me voilà donc libre, mais je ne le serais pas si j'avais fait ma volonté. 0 Cassius! Pindarus va fuir loin de ces contrées, et se dérober pour jamais aux regards des Romains.

lls'cloignc.

Revient TITINIUS avec MESSALA.

UESSALA.

Ce n'est qu'un échange de succès et de revers, Titinius; car Octave est refoulé par les troupes du noble Rrutus, comme les légions de Cassius le sont par Antoine.

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