‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 517 sur 633 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

np d'Anloine, près d'AIeiandr

Arrivent d'un côté ANTOINE et ÉROS, de Vaulrt m SOLDAT.

LE SOLDAT

Plaise aux dieux que cette journée soit heureuse pour Antoine!

ANTOINE

Plût aux dieux que j'en eusse cru tes conseils et tes blessures et que j'eusse combattu sur terre 1

LE SOLDAT

Si lu l'avais fait, les rois qui ont quille tes drapeaux et le guerrier qui t'a abandonné ce matin marcheraient encore à ta suite.

Qui m'a abandonné ce maliaT

LE SOLDAT

Qui? un homme qui t'était cher. Appelle Ënobarbus, il ne t'entendra point, ou du camp de César, il te répondra : «Je ne suis plus des tiens I ■>

ANTOinB.

Que dis-tu ?

AJNlOliNi; ET CLEOPATRE.

LE SOLDAT

Il est allé rejoindre César.

ÉROS

Seigneur, il n'a emporta ni ses rlTets ni son argent.

ANTOINE

Est-il parti ?

LE SOLDAT

Rien de plus certain.

ANTOINE

Va, Éros, et envoie-lui son argent et ses effets; ne retiens pas une obole, je te le recommande ; écris-lui une lettreque je signerai, el fais-lui mes adieux dans les termes les plus afTectueux : dislui que je souhaite qu'il ne soit jamais obligé à changer une seconde fois de maître. — Ohl ma mauvaise fortune a vicié jusqu'aux cœurs les plus honnêtes! — Hàte-loi; — Énobarbusl

Ilsa'éloigDrnt.

Page 1