‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 560 sur 633 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les èhi-ifobsile Donslnabe.

Arrivent, à la lêle de leurs troupes, tambours battais, enseignes déployées, MENTETH , CATH- JSESS, ANGUS elLÉNOX.

HENTETH.

L'armée anglaise approche sous la conduite de Malcolm, de son oncle Siward, et du brave UacdulT. La soif de la vengeante les brûle ; car leur cause est si digae dé sjmpâihie qu'elle exciterait l'hbtoiùe Ite plus froid 4 verser son sang et à courir aux armes.

ANGDS.

Nous les rejoindrons ptès de la forêt de Birn««-, c'est p&r cette route qu'ils avrivént. CkTïfctSs.

Qui sait si Donalbain est âVec son frère?

LÊNAt.

Non, je puis vous l'aSSurfer^ j'ai la liste de tous leurs f>ersDDiiAges notables; i« fils de Si\vbrd y figure, ainsi qu'un grand nombre de jeuues gens imberbes, qui font aujourd'hui le premier essai de leur courage.

UENTETH.

Que fait le tyran t

CAtHNESS.

il fortifie Dunsinane : quelqaes-uns prétendent qu'il est fou; d'autres qui le haïssent moios, disent qu'il a la frénésie du courage. Mais ce qu'il y a de certain, c'est que, dans la cause désespérée qu'il défend, il ne peut garder ni régie ni mesure.

INGHS.

Il commence à sentir maiotenant le sang de ses meurtres secrets s'attacher à ses mains ; à chaque instant de notivelles révoltes viennent punir ses parjures. Ceux qu'il commande matcbent par obéissance, et non par affection; sa grandeur ne tient pas à lui : c'est comme le manteau d'un géant sur un nain qui l'aurait volé.

MENTETE.

Comment s'étonner des accès et du trouble auxiufelstl est en proie, lorsqu'il n'est rien en lui qui ne s'iudigoe d'y être?

CATHWESS.

Marcboiis donc; portons notre obéissance à celui i qui nous la devons: allons trouver le médecin de la patrie malade; et, pour la guérir, versons avec lui jusqu'à la dernière goutte de notre sang.

LÉHOX.

Versons-cn du moins ce qu'il en faudra pour

Page 1