‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 64 sur 633 · I.E Prince Henri ei Poins n'éloignent · texte numérisé non relu

I.E Prince Henri ei Poins n'éloignent

FALSTAFF

Maintenant, messieurs, au petit bonheur I cha cun sa besogne

Arrivent DES VOYAGEURS.

PREMIER VOYAUEUR.

Venez, voisin; le garçon cmiduira nos chevaux jusqu'au bas de la colline; faisons un bout de chemin à pied, cela nous dégourdira les jambes.

LES VULtUIIS.

Arrêtez !

LES VOYAGEURS

' Jésus ait pitié de nousl

; FALSTAFF

I Frappeî, abattez-moi ces gueux-là, coupezleur la gorge! Ah ! chenilles! fils de catins! maudi(s mangeurs de lard I ils nouiî détestent, nmis autres jeunes gens; cinon les étende sur le cai reau ; qu'on les tonde î

l'KEmkl; VUV.tOLUK.

Ohî c'est fait de nous ci de ce que nous posa dons; nous sommes prrdus à tout jamais!

FAI.STAFf.

Au diable, corpuleus coquins 1 vous êtes perdus,

dites-vous? Ah! vieux ladres; je voudrais que

! votre coffre-fort fût i.i. Marchez, bétea â lard,

j marché/ Vh quoi, diiMe»! ne faut il pst que

MAGASIN THEATRAL ETRANGER

jeunesse vive? Vous êtes grands jurés, n'estce pasî nous allons vous déjurer, soyez tranquilles.

Fàlstaff et les siens s'éloignent en faisant marcher devant eux les voyageurs.

Reviennent LE PRINCE HENRI e< POINS.

LE PRINCE HENBt.

Les voleurs ont garrotté ces honnêtes gens; si nous pouvions voler les voleurs, et nous en retourner gaîment à Londres, cela nous fournirait une semaine de conversation, un mois d'excellent rire, et une éternité de gorges chaudes.

POINS

Tenez-vous coi; je les entends venir.

Reviennent LES VOLEURS.

FALSTAFF

Venez, mes maîtres, partageons; puis a cheval avant qu'il soit jour. Si le prince et Poins ne «ont pas deux fieffés poltrons, il n'y a point d'équité ici-bas ; il n'y a pas plus de courage dans ce Poins que dans un canard sauvage.

Fendant qu'ils sont îi (jartager, le prince Henri et Poins fondent sur eux.

LE PRINCE HENRI

Votre argent!

POINS

Scélérats I

Après un ou deux coups de poing d' échangés , Fàlstaff et les siens s'enfuient, en abandonnant leur butin.

LE PRINCE HENRI

Notre conquête ne nous a pas coûté grand' peine. Maintenant, à cheval, et vive la joiel Les voleurs sont dispersés, etleur terreur est si grande, qu'ils n'osent pas même se rapprocher l'un de l'antre; chacun d'eux prend son camarade pour un exempt. Partons, mon cher Edouard ; Falstalf sue à rendre Tame, et sa graisse, à chaque pas, fume le sol stérile; si cela n'était pas si plaisant, j'aurais pitié de lui.

POINS

Comme le coquin hurlait!

Ils s'éloignent.

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