‹ Œuvres du cardinal de Bernis ... Collationnées sur les textes des premières éditions, et classées dans un ordre plus méthodiqueChapitre 20 sur 96 · L'AMOUR ET LES NYMPHES · texte numérisé non relu

L'AMOUR ET LES NYMPHES

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Auprès d'une fëconde source D'où coulent cent petits ruisseaux , L'amour y (àtigué de sa course , Dormoit sur un lit de roseaux.

Les naïades sans défiance S'avancent d'un pas concerté ; Et toutes , en un grand silence , Admirent sa jeune beauté.

Ma soeur , que sa bouche est vermeille ! Dit l'une d'un ton indiscret.

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•i\'jt ODE II.

L'Amour , qui Tentend , se réveille , Et se felîcite en secret.

II cache ses desseins perfides Sous un air engageant et doux :

Les nymphes , bientôt moins timides , Le font asseoir sur leurs genoux.

Eucharis, Naïs, etThémire, Couronnent sa tète de fleurs.

L'Amour d'un gracieux sourire Répond a toutes leurs faveurs.

Mais bientôt aux flammes cruelles Qui brûlentla nuit et le jour Ces indiscrètes immortelles ^Connurent le perfide Amour.

Ah ! rendez-nous, dieu de Cythèrc, Disent-elles , notre repos :

Pourquoi le troubler, téméraire ?

Nous brûlons au milieu des eaux.

Nourrissez plutôt sans vous plaindre , Répond l'Amour, nies tendre feux :

Je les allume quand je veux; Mais je ne saurois les éteindre.

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