CHANSON
Le connois-tu, ma chère Eléonore, Ce tendre enfant qui te suit en tout lieu ; Ce foîble enlànt , qui le seroît encore , Si tes regards n'en avoient fait un Dieu?
C'est par ta voix qu'il étend son empire ; Je ne le sens qu'en voyant tes appas : Il est dans l'air que ta bouche respire , Et sous les fleurs qui naissent sous tes pas.
Qui te connolt , connoltra la tendresse : Qui voit tes yeux, en boira le poison. Tu donnerois des sens à la sagesse^ Et des désirs a la froide raison.