SUR LA TRADUCTION DU TRAITÉ DE LA MORT
PAR SHERLOCie.
Eglé , votre funeste livre Renferme un fi'oid poison dont on ne peut guérir :
En nous apprenant a mourir, Le cruel nous ravit tout le plaisir de vivre. Hélas ! nos tristes jours penchent vers leur couchant; Pour apprendre a mourir, est-il besoin d'un maître? Que tout autre intérêt cède au plaisir touchant De recueillir les fleurs que le présent feit naître. L'aniour est notre vie : oui , vivre c'est aimer; C'estrendreunautreheureux,etc'estrêtresoi-même.
Vous donc qui sûtes m'enflammer.
Achevez mon bonheur, aimez-moi comme j'aime. Mais si tous mes soupirs ne peuvent attendrir
Le cœur sans qui je ne puis vivre , Cruelle , prêtez-moi votre funeste livre ,
Afin que j'apprenne à mon ri r.
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