‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 325 sur 658 · Li · texte numérisé non relu

Li

TRIGLE

hue.

CARACTERES

i Le» nageoires pectorales courtes; celle de la queue fourchue; la ligne latérale laige, el garnie d'aiguillon»; de» tacfce»

npires , et des taches rouges sur le dos.

ILe» nageoires pectorates courtes î celle de la queue fourchue; la ligue latérale dénuée de larges écaille»: .

/Les nageoires pectorales courtes ; celle de " la queue fourchue; la ligne latérale divisée en deux, vers- la nageoire caudale.

La nageoire de la queue , arrondie; deux arêtes ou i saillies longitudinales sur le dos; les nageoires pectorales et tfioracinès 1res - pointues ; huit rayons à chacune de ces nageoires pectorales ; vingt-quatre h la seconde nageoire du dos.

TROISIÈME SOUS-GENRE

Moins de trois rayons articulés auprès de chaque nageoire pectorale.

ESPÈCE. CARACTÈRES

*• L A T™|;B câ VIL" |u nageoire dé la quant lancéolé*.

LA TRIGLE ASIATIQUE.

Les tableaux génériques montrent les différences qui séparent les triples des prîo* noies et des dactyloptéres. Mais si leurs formes extérieures ressemblent assez peu à celles de ces deux derniers genres, pour que nous ayons dû les en séparer, elles s'en rapprochent beaucoup par leurs habitudes; et presque toutes ont, comme la pirspéde, le pouvoir de voler dans l'atmosphère, lorsque là mer ne leur offre pas un asile assez sûr. Elles sont d'ailleurs , comme les dactyloptéres et les prionotes, extrêmement fécondes : elles pondent souvent jusqu'à trois fois dans la même année; et c'est cette reproduction remarquable que plu-

sieurs anciens Grecs ont voulu désigner pat le nom de T/9tyAi), r^iyAoc, r/scyAcs, f^tyAos, corrompu du T/Bcyovos en latin ter parient (qui produit trois fois). De même que les pi rapèdes, elles volent et nagenj. en troupes nombreuses ; elles montrent Une réunion constante ; et quoique la simultanéité des mouvemens et des manœuvres de milliers d'individus ne soit pour ces animaux que le produit d'un danger redouté à la fois par tous , ou d'un besoin agissant sur tous dans les mêmes momens , elfes n'en préêeateai pas moins l'apparence de cette société touchante et fjlèlfi qu'un sentiment mutuel fait naître et conserve. Peintes d'ailleurs de couleurs très- vives, très-variées,, trèsagréables , elles répandent souvent l'éclat

LA TIUGLE

du phosphore. Resplendissantes dans leurs tégumens, brillantes dans leur parure, rapides dans leur natation, agiles dans leur vol, vivant ensemble sans se combattre, pouvant s'aider sans se nuire, on croiroit devoir les comprendre parmi les êtres sur lesquels la Nature a répandu le plus de faveurs. Mais les dons qu'elles ont reçus ne sont presque tous que des dons funestes ; et comme si elles avoient été destinées à donner à l'homme des leçons de sagesse et de modération, leur éclat les trahit et les perd; la magnificence de leur parure les empêche de se dérober a la recherche active de leurs ennemis : leur grand nombre les décèle lorsqu'elles fendent en troupes le sein des eaux salées; leur vol les livre plus facilement à l'oiseau dé proie ; et leurs attributs les plus frappa ns auraient bientôt amené la destruction de leurs espèces, si une fécondité extraordinaire ne réparoit sans cesse, par la production de nouveaux individus, la perte de ceux qui périssent victimes des tyrans des mers ou de ceux de l'atmosphère.

La première de ces trigles. condamnées par la Nature à tanl de périls, à tant d'agitations, à tant de traverses, est, dans l'ordre que nous nous sommes prescrit, celle à laquelle j'ai donné avec Linné le nom d'asiatique i .

On la trouve en général dans l'Océan, mais particulièrement dans les mers de l'Asie. Son corps est mince ; sa couleur argentée ; son museau proéminent ; l'intérieur de Sa bouche hérissé d'aspérités ; la première pièce de l'opercule branchial, dentelée; et chaque nageoire pectorale conformée comme une suite de faux.

LA TRYGLE LYRE \

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