‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 430 sur 658 · TROISIÈME VUE DE LA NATURE · texte numérisé non relu

TROISIÈME VUE DE LA NATURE

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sdesmt de ue le issant ec le» leurs, en régit lous les élémens. Les corps immen- m ses et innombrables qui circulent dans les cieux, les matières brutes qui composent la • planète que nous habitons, les fluides qui l'arrosent, réchauffent, l'environnent ou l'éclairent, les substances organisées qui la revêtent, les êtres vivans et sensibles qui la peuplent, ne montrent aucune forme, aucune qualité, aucune modification, aucun attribut, aucun mouvement/ qui ne dérive de ce grand acte du pouvoir souverain et créateur.

L'étude de la Nature n'est que l'étude des lois secondaires qui. émanent de la grande loi fondamentale.

Les animaux, par leurs organes, par leurs sens, par leur mobilité, par leurs affections, par la succession de leurs déve-

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uc l'opercule du demi-rouge est composé de eux pièces, et que le bord de la pièce antérieure est très-légèrement dentelé. Les différentes Comparaisons qne nous avonsélèà inêjme de faire des expressions f-mployées par ce voyageur dans son manuscrit latin, avec les dessins exécutés sous sa direction, ou avec des individus des espèces qu'il avoit décrites, nous ont porté à croire que ce naturaliste n'avoit pas voulu indiquer autour de la lame antérieure de l'opercule du demi rouge, une dentelure proprement dite èl telle que celle qui caractérise le genre de no» lutjans.Si cependant des observations ultérieures fofebientteconhoître dans ce poisson mi-parti de rouge et de jaune une véritable dentelure ôperculaire, il seroit facile de le retrancher du genre de nos labres, et de le transporter dans celui des Jutjans, dont nous nous occuperons bientôt. Première Vue de la Nature, par Buffon.

Second* Vue de ta Nature, par Buffon.

loppemens, offrent bien plus que tous les autres produits de la création les diverses applications de cette loi suprême, les difféirens résultats de ce principe immuable.

Parmi ces êtres animés , deux classes très-nombreuses, dont la première a reçu les airs pour son domaine, et dont les eaux sont le partage de la seconde, peuvent, par les contrastes apparens de leurs habitudes, et par les analogies secrètes qui lient leurs mouvemens. nous dévoiler peut-être plus que toutes les autres, quelques faces de cet ensemble de relations merveilleuses et nécessaires qui dérivent de la première des lois dictées par la Nature. L'une de ces classes, celle des poissons, est d'ailleurs maintenant le sujet principal de nos recherches. Comparons done Tune à l'autre; plaçons leurs principaux traits dans un même tableau, et qu'elles soient l'objet d'une troisième vue de cette Nature dont la contemplation a iaot de charmes et fait naître de si utiles vérités !

Pans toutes ks classes d'animaux, H est une habitude principale qui influe sur ton* tes les autres, les produit, les modifie, ou les régit de manière que chacun des actes particuliers de l'espèce présente remppeiqte de cet attribut général et prédominant qui distingue la classe. La manière de se mouvoir est le plus souvent cette habitude dominatrice à laquelle les autres sont liées et soumises. Nous le Voyons évidemment dans la classe des oiseaux et dans celle des poissons, que nous allons comparer Tune à l'autre, pour mieux juger de leurs propriétés, et surtout ' pour mieux connoître les facultés distinctives des nabitans des rivières et des mers.

Le vol influe sur toutes les actions des oiseaux ; la natation modifie toutes celles des poissons. Par ces deux attributs, les uns et les autres paroissent séparer leurs habitudes de celles des quadrupèdes et des autres animaux qui vivent sur la surface sèche du globe, autant que les premiers s'éloignent 4e l'empire des animaux terrestres en s' élevant au plus haut des ain ,

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