LE SPHÉROÏDE TUBERCULE
Le naturaliste Plumier a laissé parmi les dessins originaux que l'on doit à son zèle éclairé, et qui sont déposés dans le cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, la figure de ce cartilagineux, que je n'ai pu inscrire, d'après sa forme extérieure, dans aucun des genres dé poissons déjà connus. 11 a beaucoup de rapports avec l'ovoïde fascé ; mais il en diffère , ainsi qu'on va le voir, par plusieurs traits essentiels. Il est presque entièrement sphérique, et voilà
pourquoi le nom générique de sphéroïde m'a paru lui convenir. Sa forme globuleuse n'est altérée que par deux saillies très-marquées, dans chacune desquelles un des deux yeux est placé. Les deux narines, trés-rapprochées, sont situées entre les yeux et l'ouverture de la bouché , dans l'intérieur de laquelle on voit au moins quatre dents attachées à la mâchoire supérieure , et deux à la mâchoire d'en bas. Une portion assez considérable des environs de la bouche n'est recouverte que d'une peau lisse ; mais tout le reste de la surface du corps est parsemé d'un tres-
LE SPttÊROIM TUBERCULE. ftf
grand nombre de petits tubercules qui m'ont rayons. Il est à présumer que c'est dans la
suggéré le nom spécifique de oe cartt ari- mer qui baigne les côtes orientales de la
neux. L'animal ne présente aucun aiguil- partie de l'Amérique comprise entre les
Ion; il n'a que deux nageoires : ce sont tropiques, que l'on trouve ce tubercule,
deux nageoires pectorales assez étendues , dont les habitudes doivent ressembler beau-
et dont chacune est soutenue par six ou sept coup à celles de l' ovoïde fascé.