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neux des poissons proprement dits, et à les considérer comme appartenant à la classe que ce grand naturaliste a désignée par le nom d'amphibie *.
LE DIODON MOLE.
Ce diodon, que le savant naturaliste Pallas a fait connaître, a beaucoup de ressemblance avec le tétrodon lune par le grand aplatissement de son corps, qui est très comprimé par les c$tés, et par la forme demi-ovale qu'il présente, lorsqu'on regarde une de ses faces latérales. Mais ces deux poissons appartiennent à deux familles différentes ; i) est donc très-âlsé de les distinguer l'un de l'autre : d'ailleurs le diodon mole , au lieu de parvenir aux dimensions très-étendues de la lune» n'a encore été vu que de la longueur de quelque»
r Discourt sur la nature des poissons.
pouces, et l'on n'a encore comparé la.
grandeur de l'espèce de disque qu'offre îe corps de ce cartilagineux , qu'à celle de la paume de la main.
Le sommet de la tête du mole est creusé en petit canal dont les deux bouts stont garnis d'une petite pointe ; le museau est sail- . Jant ; la grande dent qui compose la partie antérieure de chaque mâchoire est plutôt cartilagineuse qu'osseuse. Le dos est armé de deux piquai» et de trois tubercules ; on voit aussi deux aiguillons auprès de la gorge, et d'autres piquans sur les côtés du corps ou sur la carène formée par le dessous de l'animal. La partie postérieure du mole paroît comme tronquée. On compte quatorze rayons à chacune de ses nageoires pectorales. On le trouve dans les mers voisines des tropiques , ainsi que les autres espèces de diodons , qui habitent , au reste , non-seulement dans les eaux salées qui baignent l'ancien continent, mais dans celles qui atoisinent les rivages du nouveau.
QUATORZIEME GENRE