‹ Œuvres du Comte de Lacépède: comprenant l'histoire naturelle des ..., Volume 2Chapitre 641 sur 658 · Mmgrel, par les Anglais · texte numérisé non relu

Mmgrel, par les Anglais

deCommerson, qnelelutjan auquel nous avons donné le nom de jaunellipse, et que ce voyageur a vu près des côtes de Pile de France, en décembre 4769 , est très-rare auprès de ces rivages , 'puisque noire naturaliste ne l'y a observé qu'une fois. Ce poisson est moins petit que le pcrchol ; mais sa longueur ordinaire ne paroîl pas aller jusqu'à deux décimètres. Il a la nageoire du dos et celle de la qnetre d'unrooge brillant ; les pectorales et les thorscines sont d'an rouge pale; des nuances m-unes sont répandues sur l'anale ; des taches noires paraissent sur la membrane de la partie de la nageoire du dos qui n'est soutenue que par des rayons articulés ; une ligne noire régne au-dessous de la gorge ; et cinq on six taches rouges sont placées sur chaque opercule.

Les petites dents qui hérissent chaque mâchoire , sont situées derrière d'autres dents un peu plus grandes . et séparées les unes des autres. Chaque opercule se termine par une prolongation anguleuse.

Le grimpeur a été vu à Tranquebar, en novembre 4791. Le lieutenant anglais Dardorffa observé la faculté remarquable qui a fait donner a ce lutjan le nom spécifique que nous lui avons conservé. tJn individu de cette espèce , surplis dans une fente de l'écorce d'un palmier éventail , à deux méjres, eu environ , au-dessus de la surface d'un étang , s'eflbrçoH de monter. Suspendu à droite et à gauche par la dentelure de ses opercules , il agitoit sa queue, s'aecroeboit avec les rayons aiguillonnés de la nageoire du dos et de celle dé l'anus, détachoit alors ses opercules, se soulevoit sur ses deux nageoires anale et dorsale, s'attachoit de nouveau, et plus baut qne li première fois, avec les dentelures des opercules de ses branchies, et. par la répétition de ces mouvemens alternatifs, grimpoit avec assez de facilité. 11 employa les mêmes manoeuvres pour ramper sur le sable où. on le plaça, et où il vécut bors de l'eau pendant plus de quatre heures.

Cette manière de se mouvoir est <tnrieuse : elle est une nouvelle preuve du grand usage que les poissons peuvent taire de leur queue. Cet instrument de natation, qui, devenant quelquefois une arme funeste a leurs ennemis, leur sert souvent pour s'élancer *, et dans certaines circonstances pour ramper 2, peut donc aussi être

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