rayons à la membrane branchiale du
cenlropome sandat.
15 rayons a chaque pectorale.
7 rayons à chaque thoracine.
22 rayons a la caudale,
vit prés des rivages de l'Arabie. On Toit derrière ses yeux trois stries relevées et osseuses. La mâchoire supérieure est armée de six dents longues droites et écartées Tune de l'autre. On en compte huit d'analogues à la mâchoire inférieure. La langue est lisse ; mais le palais est hérissé de dents petites, déliées et très -nombre uses. Les deux segmens de la caudale ont la forme d'un fer de lance, de même que les pectorales. Les dorsales, les thoracines et /'anale sont triangulaires. Toutes les nageoires offrent d'ailleurs un brun mêlé de jaune, excepté la première dorsale, qui est brune; et une tache noire, bordée d'or, brille sur le milieu de la queue.
La Méditerranée est la patrie du centropome rayé. Une petite pièce dentelée est placée au-dessus de l'extrémité de chaque opercule de ce poisson. La plus grande partie de la tête et les nageoires sont jaunes ou couleur d'or.
LE CENTROPOME LOUP1,
LE CENTROPOME ONZE-RAYONS , LE CENTROPOME FLTJMIE& ET LE CEN- TROPOME MULET.
On trouve le loup non-seulement dans l'Adriatique et dans toute la Méditerranée,
7 rayons à la membrane branchiale du
centropome hober.
15 rayons à chaque pectorale.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés a chaque thoracine.
15 rayons à la nageoire de la queue.
22 rayons à chaque pectorale du centropome album e.
6 rayons à chaque thoracine, 19 rayons à la caudale.
16 rayons à chaque pectorale du centropo-
me lophar.
1 rayon aiguillonné et5 rayons articulés a chaque ihoracine.
17 rayons à la nageoire de la queue.
14 rayons à chaque pectorale du centropome arabique.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.
17 rayons à la caudale.
5 rayons à la membrane branchiale du centropome rayé.
16 rayons a chaque pectorale.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés i chaque thoracine.
16 rayons à la nageoire de la quene.
1. Bar, loubine, brigue, sur les côtes de France voûines dé la Loire et de la Garonne ; loup, sur
LE CÊMROPOME LOUP.
mais encore dans let eaux de l'Océan qui attribuer la finesse de l'instinct ,
arrosent les côtes de l'Europe, particulièrement dans le golfe de Gascogne, dans la Manche ou canal de France et d'Angleterre, et dans le golfe Britannique. 11 devient grand ; et selon Duhamel, on en prend quelquefois, auprès de l'embouchure de la Loire « qui pèsent jusqu'à quinze kilogrammes. 11 se plaît dans le voisinage des fleu« ves et des grandes rivières ; mais il ne s'engage que rarement dans leur lit. 11 a la chair très-délicate; et par conséquent il doit être très- recherché. Les anciens Romains le payoient très- cher ; ils le comptoient, avec la murénophis héléne, le mulle rouget , l'acipensére esturgeon, et le muge, qu'ils* nommoient myjco, parmi les poissons les plus précieux. Il désiroient surtout de montrer sur leurs tables, et dans leurs festins les plus splendides, les loups que l'on prenoit dans le Tibre, entre les deux ponts de Rome. Cependant on a toujours du préférer, suivant Rondelet, ceux de ces poissons qui vivent auprès de l'embouchure des fleuves à ceux qui remontent dans les rivières, ceux que Ton trouve dans les étangs salés à ceux que l'on prend auprès de l'embouchure des fleuves, et ceux que Fon rencontre dans la haute mer à ceux qui ne quittent pas les étangs salés. Au reste, Pline nous apprend que les anciens gourmets de Rome et d'Italie attachaient moins de prix aux loups ordinaires qu'à ceux qu'ils nommoient laineux (lanati) , à cause de leur blancheur, de la mollesse et vraisemblablement de la graisse de leur chair.
C'est auprès des endroits où les rivières se jettent dans la mer que le loup dépose ses œufs, quelquefois deux fois par an. Ces œufs ont été souvent employés, comme ceux d'autres poissons, à faire cette préparation que l'on nomme boutargue ou botargo.
Ce centropome est très-hardi ? il est de plus trés-vorace ; et voilà pourquoi on lui a donné le nom de loup. 11 nage fréquemment très-prés de la surface de la mer. Plusieurs auteurs anciens se sont plu à lui
" plusieurs côtes françaises de l'Océan ou de la Méditerranée ; driligny, loapasson, lubin, ou lapin, dans plusieurs départemens méridionaux de France ; lupo, en Espagne ; louvazzo, dans la Ligurie ; araneo, en Toscane ; spigota, lupeuso, par les Romains ; bronchmi, varolo, & Venise ; cavalla, à Spalatro ; salmbarsch , lacksumber , par les Allemands ; basse, bosse , par les Anglais; xee snoech, par las Hollandais.
bien
que le courage de la force ; et ils ont écrit que lorsqu'on vouloit le prendre avec des filets, il savoit creuser dans le sable, en agitant vivement sa queue, une sorte de ? sillon dans lequel il s'enfonçoit pour laisser passer au-dessus de lui la nappe verticale dans laquelle on cherchoit à l'envelopper.
On le pêche pendant toute l'année, et avec plusieurs sortes de filets ; mais la saison la plus favorable pour le prendre est communément la fin de l'été.
Nous avons exposé ses principaux caractères extérieurs dans le tableau générique. Nous aurions pu y parler encore d'une tache noire que l'on voit à la pointe postérieure de chaque opercule de ce centropome. .
On compte six cœcums auprès de son pylore ; son foie présente deux lobes ; sa vésicule du fiel est grande ; et sa vessie natatoire, qui n'offre aucune division intérieure, est attachée aux côtes.
La Jamaïque est la patrie du centropome onze-rayons, qui y vit auprès des fonds pierreux. Ce poisson a la nuque très-relevée ; les dents très-petites, nombreuses et serrées ; l'opercule terminé par une prolongation un peu arrondie, et surmonté parderrière d'une petite pièce écailleuse et dentelée ; le corps gros ; le ventre rond ; le dos arrondi et bleuâtre ; les côtés argentés ; les pectorales et les thoracines d'un rouge brun ; la caudale grise ou bleue Mon extrémité.
La mer des Antilles nourrit le centropome plumier, qui, par conséquent, habite très-près du onze-rayons. Bloch en a publié la description d'après un dessin de Plumier, le célèbre voyageur et l'habile naturaliste. Les deux mâchoires de ce thctracin sont aussi avancées l'une que l'autre ; le dos est brun ; les nageoires sont jaunes; la première dorsale est bordée de brun ou de nair.
J'ai reçu de MM. Noël de Rouen et Metaihe la description du poisson auquel j'ai conservé le nom de mulet, qui lui avoit j été donné par ces observateurs, et que j'ai ' dû placer dans le genre des centropomes, d'après sa conformation. Ce ihoracin abandonne la mer pour remonter dans les rivières, lorsque l'été succède au printemps. Le temps le plus chaud parott être celui qu'il préfère pour ce voyage annuel, qu'il termine lorsque l'automne arrive. Il est très-commun dans la Seine, depuis le solstice de Tété jusqu'à l'équinoxe de l'au-
LK CENTROPOME LOUP.
tourne. Si chair est excellente un moU après son entrée dans l'eau douce. 11 se nourrit de débris ou de résidus de corps organisés. Il va par troupes très nombreuses ; aussi en prend-on quelquefois quatre ou cinq cents d'un seul coup de filet. Ses mouvement sont très vifs ; et les sauts élevés et fréquens qu'il fait au-dessus de la surface de la rivière l'annoncent de loin aux pêcheurs. Lorsqu'on le trouve dans une eau bourbeuse, on Le pêche avec la seine; mais lorsqu'il est dans les eaux trèsclaires, on cherche plutôt à le prendre avec le filet nommé vergaut. Il parvient souvent» à la longueur de six décimètres ; et alorr il t plus de trois décimètres de tour dans la partie .«* plus grosse de son corps. Chacun de ses opercules est composé de trois {rièces. Sa langue est large, et son palais isse dans presque toute sa surface. Six appendices sont placés auprès de son poivre. Sa vessie natatoire a prés de deux décimètres de longueur i.
LE
CENTROPOME AMBASSE,
LI CENTROPOME DE ROCHE, LE CEN- TROPOME MACRODON, LE CEN- TROPOME DORÉ ET LE CENTRO- POME ROUGE.
Les cinq centropomes dont nous allons parler ont été observés, par Commeison,
1, 5 rayons à la membrane branchiale du ceutroponie loup.
18 rayons à chaque pectorale.
1 ra on aiguillonné et 5 rayons articulés a chaque thoracine.
30 rayons à ia caudale.
5 rayons a la membrane branchîÂft do centropome onee-rayon».
1* rayons à chaque pectorale.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque ihoracine.
18 rayons à la nageoire de la queue.
13 rayons à chaque pectorale du oentropo-
roe plumier.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à
chaque thoracine.
4J rayons a la caudale.
J$ rayons à chaque nageoire pectorale du centrbpome mulet.
5 rayon* à chaque thoracine.
tV «àyoM* U nageoire de la queue.
24 vertèbres.
dans les eaux douces des îles de France et de la Réunion, ou dans la mer qui en baigne les rivages. La description n'en a encore été publiée par aucun naturaliste.
L'arahasse se trouve dans l'étang de l'île de la Réunion, sur le bord duquel on voyoit, du temps de Commerson, un château nommé GoL, On pêchoit dans cet étang un grand nombre d'individus de cette espèce. Leur longueur étoit presque toujours au-dessous de deux décimètres ; mais iis étoient cependant très -recherchés par les habitans de l'île, qui les préparaient d'une manière analogue à celle dont on prépare les anchois en Europe, les employoient également à relever le goût des mets, et les trouvoient même d'une saveur plus agréable et plus appétissante que ces derniers poissons.
L'a m basse a deux callosités sur la partie antérieure du palais, et une tacbe noire, quelquefois très-foible, au plus haut delà première dorsale, qui est triangulaire.
Le centropome de roche parvient à des dimensions plus considérables que Fambasse ; il est souvent long de quatre ou cinq décimètres. 11 se tient dans les eaux douces, ou auprès des embouchures des rivières. Commerson Ta vu particulièrement dans la ravine du Goi de Vîîe de la Réunion. Sa chair est de trés-bon goût. De petites taches noires sont répandues sur les opercules; les écailles qui garnissent le dessous de la poitrine ne sont noires qu'à leur base; une nuance brune, plus os moins foncée , est répandue sur les nageoires et sur ia membrane des branchies ; et la caudale ne présente qu'une légère échancrure.
Le macrodon n'a pas ordinairement trois décimètres de longueur. Plusieurs dents très-petites sont placées dans les intervalles qui séparent les grandes dents de la mâchoire inférieure. La lèvre d'en-haul peut s'étendre à la volonté de l'animal. Le palais est relevé par deux bosses, dont la postérieure est hérissée de petites dents : on n'en voit pas sur la langce, qui s'atTen dit et s'élargit un peu par-devant. Les yeux sont très-grands; les écailles larges, et faiblement attachées à la peao ; les secondes pièces des opercule*, anguleuses du côté de la queue ; le péritoine est argenté.
Le centropome doré ne parvient qu'à de petites dimensions. 11 a été vu très-souvent par Commerson, qui cependant se lui a jamais trouvé une longueur égaie à «ki* décimètres.
LE GBNTROPOME AMBA88B.
Le centropome rouge est long de plus de trois décimètres. Sa saveur est très agréable au goût, et sa parure des plus riches ; toute sa surface présente un mélange de rose, de rouge et de doré , relevé par une trèsgrande variété dé reflets, par un liseré blanc qui borde une grande partie du contour de la seconde dorsale , des pectorales, de l'anale et de la caudale, et par une superbe tache noire placée à l'extrémité de l'opercule et à la base de chaque pectorale. Les nuances de ce beau centropoire brillent d'autant plus , que les écailles qui en réfléchissent l'éclat offrent une grande largeur. La dentelure de ces écailles est d'ailleurs si forte, que l'on ne peut toucher le poisson sans être blessé , à moins que la main Vaille dans le sens de la tête à la queue. Toutes les lames qui revêtent la tète sont aussi trés-dentelées dans leur circonférence. La mâchoire supérieure, dont le poisson peut étendre la lèvre, paroft comme tronquée lorsaue l'animal ne meut pas cette lèvre d'en-haut. Outre les huit grandes dents indiquées par le tableau générique, le centropome rouge a un grand nombre de petites dents a chaque mâchoire et auprès du gosier ; mais son palais est lisse. Les yeux, très-grands relativement au volume de la tête , ont de diamètre le neuvième, ou à peu prés , de la longueur totale du poisson. Deux plaques écailleuses et dentelées soot situées de chaque coté ♦ au-dessus de l'ouverture branchiale ; et la ligne latérale est composée d'une série de très-petites lignes i.
1. 6 rayons à la membrane branchiale du centropome a m basse.
15 rayons h chaque pectorale.
1 rayon aiguillonné et 5 rayon* articulés è
chaque thoracine.
0 rayons' a là membrane branchiale du centropome dt roche.
LE
CENTROPOME NILOTIQUE
ET LE CENTROPOME OEILLÉ *.
Le nilolique habite dans le Nil; mais on le trouve aussi dans la mer Caspienne. Ses deux nageoires dorsales sont très rapprochées Tune de l'autre 2.
L'œillé a été observé dans la Caroline par ie docteur Garden. Le premier rayon de la première dorsale et celui de chaque thoracine sont très Courts. On ne voit qu'un petit intervalle entre les deux nageoires du dos.
iH rayons à chaqne pectorale.
1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque noracine.
centropome macrodon.
42 rayons a chaque pectorale.
6 rayons à chaque thoracine.
17 rayons à la nageoire de la queue.
7 rayons à la membrane branchiale du
centropome rouge.
45 rayons à chaque pectorale.
19 rayons à la caudale,