LA JAUNE ET BLÉUÉ
. Python amethystinus , Daud., Merr. ; Cotnbrr flnvo-cœrulfus , Lacep., L'air. 4 Bop amcthysùna, Schoeid.
C’est une très-belle, et en même temps trèsgrande couleuvre cfe Pile de Java; les habitants de cette île la nomment Ovlatsatvo,. Serpent def champs de riz , apparemment parce qu’elle se plaît dans ces champs, file y parvient jusqu'à la longueur de neuf pieds; mais les individus de cette espèce, qui'," au lieQ d’habiter dans les basses plantations, préfèrent de demeurer dans les bois toufïi», et sur le^ terrains élevés, ont une grandeur bien plus considérable, et leur longueur a été comparée à la hauteur d’un arbre. Lorsque la jaune et bleue a atteint ainsi tout son développement, elle est dangereuse par sa force, quoiqu’elle ne contienne aucun poison ; et non seide- 'ment elle 'se nourrit d’oiseaux, ou de rats. et de souris, mais des animaux même assez gros ne peuvent quelquefois échapper à srf poursuite, et deviennent sa proie. Sa tète est plate et large; le sommet en est. garni de grandes écaillés, et il pa-
•* (ij Oülar-Sawta , par le* habitants de Hle de Java.
Grande Couleuvre de Hlê de Javas Mémoire de M. le baron de Warrab, dans ceux de la Société de Batavia, 1787. * ••
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raît par la description qui en a été donnée dans les Mémoires de la Société de Batavia , que cés écàîlles sont au nombre de neuf , et disposées sur quatre rangs, comme dans la verte et jaune. Les mâchoires ne sont pas ai mées de Crochets mobiles, mais de deux rangs de dents pointues, recourbées en arrière, et dont les «plus grandes sont le plus près du musçaif. Ce très-grand serpent a l'iris jaune; le dessus de sa tête est d’up gris mêlé de bleu;i’on voit deux raies d’un bleu foncé commencer derrière les yeux , s’étendre au-dessus du cou, et s’y réunir en are, à up pouce de distance de la tète. Une troisième raie de la même couleur règne depuis le museau jusqu’à l’occiput, où elle se divise en deux pour embrasser une ta-
che jaune, chargée de quelques points bleus.
Le dessus du corps présente des espeees compartiments très-agréables; il- parait comme i visé eu un très-grand nombre de carreaux ,-fet i présente un treillis formé par plusieurs raies e se croisent. Ces raies sonf.d’mi bleu éclatant, et bordées d’un jaune couleur d’or. Le milieu des carreaux est, sur le dus, .d’ ihi gris changeant en jaune, en bleu et en vert, suivant la manière dont il réfléchit la lumière; il. est d’un gris plus clair sur les côtés du corps, ainsi que sur la queue, où les Carreaux sont plus petits que sur lé dos; et chaque côté, du cdrps présente une rangée ton- • gitudùiale de taches blanches, placées aux endroits où’ les raies bleues se croisent.
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l| est aisé de voir, d'apte? cette description, que- les couleurs qui dominent dans cé beau serpent, sont le bleu et le jaune; et c’est et* qui nous a fait préférer le nom que rtops avons- cru devoir lui donner. Il a quelquefois trois cent douze plaques, et quatre-vingt-treize paires de petites.
LA TftOIS-RAIES.
Cnluber (Natrix) Sçrtzenü , Mcrr.; Coll ierlinertlus, Larép. ; C. trilinkatHs , Latr.. Darttl.
Nous donnons ce nom à une couleuvre d’Aféi-* què, dont le dessus du corps présente, en effet, trois raies longitudinales;, elles partent du museau, et s’étendent jusqu’au-dessus de la queue; la couleur du. fond, quelles parcourent y est d’un roux plus ou moins clair. Neuf grandes écailles garnissent le sommet de la tète; les mâchoires ne, sont pas années de crochets mobiles, et les écailles du dos sont en losange et unies. Un individu de cette espèce, conservé au Cabinet du Roi, a un pied cinq pouces six ligiles de longueur totale, deux pouces huit lignes' depuis l'anus jusqu’à I extrémité delà queue, cent soixante-neuf grandes plaques, et trente?quatre paires de petites. ^