‹ Œuvres du comte de Lacèpède ... dirigéeChapitre 111 sur 180 · LA DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LA DOMESTIQUE

Co lutter (Natrix) tuppocrepis , var. fj , Merr. ; Col. domesticus. , Linn., Lacep., Daud. (a).

Le nom «le cette couleuvre annonce la douceur de ses habitudes; c’est en Barbarie qu’on la trouve, et c’est dans les maisons quelle habite; elle y est dans une espèce d’état de domesticité volontaire , puisqu’elle n’y a poinLétç amenée par la force, et qu’elle n’y est retenue par aucune contrainte ; : c’est d’ elle-même qu’elle a choisi la demeure de Phomrtie pour son asile. L’on voudrait qu’une sorte d’affection l’eût ainsi conduite sous le toit qu’elle partage; qu’une sorte de sentiment l'empêchât de s’en éloigner, et quelle montrât sur ces côtes de Barbarie, si souvent arrosées de sang, le contraste singulier d’un serpent atissi ^ffectiouué , aussi fidèle, que dpux et familier, avec le spectacle

(i) Le Serpent dome^ique. M. Daubenton, Encyclopédie méthodique. Çol. domtsticut. Linn. , amphib. Serpent.

La) Selon M. Merrrai, cette espèce doit être reunie à celle dn Ker-àbtral. Voyez ci-âpre*. I)um. 1827.

cruel de l’homme gémissant sous les chaînes dont l’accable son semblable: Mais le besoin seul attire la couleuvre domestique dans les maisons, et elle n’y demeure, que parce qu’elle y trouve, avec plus de facilité, les petits rats et les insectes dont elle se nourrit. Sa couleur est souvent d’un gris pâle, avec des taches brunes; elle a entre les deux yeux une bande qui se divise en deux, et présente deux taches noires. Ses grandes plaques sont ordinairement au nombre de deux cent quarantecinq; et elle a quatre-vingt-quatorze paires de petites plaques. , . • .

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