LA MAURE
dotaber (Natrix) Maints , Merr. ; Col. Mourus, Linn., Lacep., '• >i ' I.alr. — • ' ttÉMk
Elle a été ainsi appelée, à cause de ses couleurs, et parce qu’elle se trouve aux environs d’Alger. M. Brander envoya à M, Linnée urt individu de cette espèce. Le dessus de son corps est brun, avec deux raies longitudinales ; plusieurs bandes transversales et noires s’étendent depuis ces raies, jtisqu’au-dessous du corps, qui est oouj|
La maure n’a point ;de crochets mobiles ; on
(i) M. Linnée a écrit que l’haje avait deux tient sept grandes plaques , et tient neuf paires de petites. t \ ,
{•) Coluber Haie-Ntvçher , par les Arabes. Descnptionfca animalium , P. FortfkaL , ampbib. 8.' > * jjfc
^.(S) Le Maure. M. Daubent un , Encyclopédie méthodique.^
Coi. Mouru*. Llnn?, amphib. 'Serpent. *
348 r ' HISTOIRE NATURELLE voit sur sa tête neuf grandes écailles, et sur Son dos des écailles plus petites et ovales : ces écailles dd dos sont relevées par une arête, dans nu individu de cette espèce, qui fait paTtié de la collection de Sa Majesté (i J. .
• LÈ SIBÔN.W
Cnluber ( Tiatrix ) Sibon , tffert. ; Col, Sibon, Lin»., Lacep., Latr. , Daud.
Lbs Hottentots ont nommé' ainsi un serpent qui se trouve dans le pays qu'ils habitent, ainsi que dans plusieurs autres contrées d’Afrique. Le dessus du corps de cette Couleuvre est d’une couleur brune, mêlée de .bleu ; et le dessous. est blanc, tacheté de brun. Des écailles rhomboïdales garnissent son dos ; sa queue est courte et menue. Cettecouleuvre a ordinairement centquàtre-vingts grandes plaques, et qtiatre- vingt- cinq paires de petites; 1 . *»••' :• ,.-***}■ **\ » ï>>'yv '■ •
^i) Cette couleuvre a conuntunéroept cent cinqiuunLe-dcwt grandes . plaque* H soixante six. paires de petites. ** / *
(a) Le Sibon. M. Diûbentm , Encyclopédie toêthodjque» 0 Co/% Sibon . Lion.., atnphib. Serp. . i * ' "
Lin. Amcènlt. Mas. Princip. , p. 585, 3a. •
Cohtèer Sibon % a lo. Laarenti Specimen œedicam. * ?
Le SiLon. Dictionnaire d'hist. natnr. , 'par Ml Valmotat de Borna re. Séba, nnu. i , tab. U, fig. \ ’ F ’M
LA DHARA.’
l’oluter [Natrix) D/uita , Mt rr. ; Col. Dhara, Forsk., Gmel.', Dàml.
Cj’est dans la partie de l’Arabie, qu’on a nommée heureuse , c’est dans les fertiles contrées de l’Yéthen, que se trouve cette couleuvre. Sa tète est couverte de neuf grandes » écailles , disposées sur quatre rangs ; son museau est arrondi ; son corps est menu ; et toutes ses proportions paraissent aussi sveltes qu’elle, est innocente et doùce. Elle m’a point de couleurs brillantes, mais celleçqu’elle présente, sont agréables. Le dessus de son corps est d’un gris un peu cuivré; toutes les écailles sont bordées de blanc; et c’est , aussi le blanc qui est la couleur du dessous de son corps. M. Forskal l’a fait connaître : l’individu qu’il avait observé , n’avait pas deux pieds de longueur ; mais le voyageur danois soupçonna que la queue de cet animal avait été tronquée ; il compta deux cent % trente-cinq grandes plaques, et quarante-huit paires de j)ejites sous le corps, de cette couleuvi'ç.
(i) Dhara , par kl Arabes.
Colubtr Dhara. Descripttones animaliam Pétri Forskal. Amphibia.
LA SCHOKARI.(,)
Cnluber (Natrix) Schokari , Merr. ; Col. Schokari, Forsk.,
Grael., Lacep, Latr., Datul.
Cette couleuvre se trouve dans l’Yémen, ainsi que la dharaj elle se plaît dans les bois qui croissent sur les lieux élevés. Sa morsure n’est point dangereuse , et M. Forskal , qui l’a. décrite , n’a vu ses mâchoires garnies ’d’aucpjtt, crochet mobile. Son corps est menu ; elle parvient ordinairement à la longueur d’un ou deux pieds, et sa qneue n’a guère alors que la longueur de cinq ou Six pouces ; sa tète est couverte de neuf grandes écailles, disposées sur quatre rangs. Le dessus de son corps est d’un cendré brun , et présente de chaque côté deiix’raies longitudinales blanches, dont line est bordée de noir. On voit quelquefois sur le milieu du dos des grands individus, une espèce de petite raie, composée de'trèsrpetites taches Hanches. I,e dessous du corps est blanchâtre, mêlé de jaune, et pointillé de brun vers le gosier. La schokari a cent quatre-vingt-trois grantles plq- i gués, et cent quarante-quatre paires de petites.
Nous joignons ici la notice de trois couleuvres
(i) Schokari , par le* Arabe». , '
Col . Schokari. Descripfiones animation) Pétri Forskal. Amphibie.
dont i! est fait mention dans l’ouvrage de M. Forskal, à la suite de la schokari, mais dont la description est trop peu détaillée pour que nous puissions décider à quelle espèce elles appartiennent.
La première se nommé Bcetœn ; elle est tachetée de blanc et de noir; elle a un pied de longueur, et près d’im demi-pouce d’épaisseur; elle est ovipare, et cependant, dit M, Forskal, sa morsure donne la mort dans un instant.
Lâ seconde, appelée Hosleik, est toute rouge ; sa longueur est d’un pied;. elle pond des œufs plus ou moins gros; sa morsure ne. donné pas la mort , mais cause une enflure accompagnée de beaucoup de chaleur; lés Arabes, ont cru que son haleine seule pouvait faire pourrir les chairs sur lesquelles cette vapeur s’étendait.
)La troisième, nommée Hànnatch Æsuœd ( i ) , est toute noire, ovipare, et de la longueur d’un’ piètl , ou environ. Sa morsure n’e'st pas dangereuse, mais produit un peu d’ertflure; on arrête, par des ligatures, la propagation du venin; on suce la plaie; on emploie diverses plantes comme spécifiques, et les Arabes racontent gravement que çe serpent entre .quelquefois, par un côté, dans le corps des chameaux , qu’ij en sort par l’autre côté,
(ij M; Merrem admet le nom de ce serpent parmi les synonymes da la variété delà vipère .ordinaire '( Pelias ticrus ) , qui a été considérée par Linnée , comme formant une espèce distincte à laquelle il a donné le nom dç Coin ber P.hester; voyez l'article de la Vipère noire, page 170.
Desm. 1817.
35a.- HISTOIRE N A y I’ R E LL F.
et que le chameau en meurt, si on ne brûle pas
la blessure avec un fer rouge.
Nous invitons les voyageurs qui iront en Arabie, non seulement à décrira ces trois couleuvres , mais même à rechercher l’origine des contes d’Arabes, auxquels elles ont donné lieu, car il y a bien peu de fables qui n’aient pour fondement quelque vérité.