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LA ROUGE-GORGE

CoUiber. (Aofftr) jugularis , Merr. ; Col. jugulant , Limi. , Latr. , Daud. ; Cal. coUo-rubtr , Lacep,

On peut reconnaître, aisément cette couleuvre, qui se trouve en Égypte. Elle est toute noire, excepté la gorge qui est couleur de sang 5 elle a communément cent quatre-vingt-quinze grande?

plaques, et cent deux paires de petites. M. Hassel-

quist l’a observée.

(1) Le Rouge-gorge. M. Danbcnton . Encyclopédie méthodique.

Col. jugularis. Liuo. , amphib. Serp. *

Mus. Ad. fr. a , p. 46* ‘ *. • * ••

< r AZURÉE

C.olitber (j Xairijc) aiuritis , Mcrr. ; CoL azureus , Lacep., baud.

On trouve cette couleuvre aux environs çlu ckp

Vert. Son nom indique sa couleur; elle est d’un

très-beau bleu , quelquefois foncé sur le dos , très-

clair, et presque blanchâtre sous le ventre et- sous

la queue; Elle n’a point de crochets mobiles; le

sommet de sa tête est garni de neirf grandes écailles,

disposées sur quatre rangs ; ét Celles que Ton voit

sur lè dos , sont ovales et unies. Un individu de ' >

cette espèce , conservé au Cabinet du Rôi , a deux

pieds de longueur totale, cinq pouces trois lignes,

depuis l’anus jusqu’à l’extrémité de la queue, cent

soixante-onze grandes plaques, et soixante-quatre

paires de petites. \ ’ *

Lackpcob. Tome IV.

LA NASIQUE.1'.’

• • j ' Ét

Calubcr \Dtyinui) nasutus , Merr. ; Col. nasutus , Lâoep.j Col. myçtefizans , Daud. {*).

ous donnons ce nom à une couleuvre, dont le

museau est en effet très-âllongé, et qu’il est tfèsfacile de distinguer par là des serpents de son genre, connus jusqu'à présent. Elle a le devant delà tète très -al longé, très-étroit, très-aplati,; par dessus et par dessous, ainsi que des deux côtés, et tèrmihé en pointe de manière à représenter une petite pyramid’e à quatre face^-dont les tuètes seraient très -marquées. Le dessus dë ia têteést recouvert de neuf grandes écailles, placées sur quatre rangs. JA mâchoire inférieure ést arrondie, plus large et plus courte que la supérieure"; les yeux sont gros, ronds , et placés sur les côtés de

(i) Le tfoi-retroysaé. M. JDsubenton, Encyclopédie méthodique.

Col. mycterizans. Iinn., ampbib, S erp. j , •

Mu. Ad. fr, i , p.aS , ub. 5 , fig. t , et ub. 19 , fi g. i.

Séfya , oms, a , ub. O, 6g. ».

• Gropuviua , mua. J^,

Catçaby , Cârol. x , p. 4 7 , tab. 47- # * '

Nalrix pye tenions , 16a; Natrix flaçcUifontiis. r 69. Laurent! Speçimen raedicum. •* ,

(a) Et non le mycteriuuu de Linnée, qnî constitue «aile espèce du même genre Colubtr ( Dryinm ). Basai. 1637.

la tête; et l’on voit, à l'extrémité du museau, un petit prolongement écailleux', un peu relevé , et composé d’une seule- pièce qui paraît comme plissée. C’est apparemment de ce prolongement, que Gatesby a voulu parler, lorsqu’il a dit que le serpent dont il est ici quéstion , avait le nez retroussé ; et c’est peut-être en faisant allusion à l’air singulier, que cette conformation donne à ce reptile, que M. Linnée l’a désigné par le nom de mycterisam, qui signifie moqaeuf'

Les deux mâchoires sont garnies de fortes dents, qui ne distillent aucun poison , suivant Gronovius; Gatesby dit aussi que la nasique n’est point dangereuse , et nous n’avons trouvé, de crochets mobiles, dans aucun des individus de cette espèce que nous avons examinés. Cependant nous devons prévenir que M. Linnée a écrit quelle était venimeuse. Le dessous de la tête est blanchâtre, et tonies les autres parties de ce serpent, présentent communément une couleur verdâtre, relevée par quatre raies blanchâtres , qui s’étendent de chaque côté du corps, presque jusqu’à l’extrémité de la queue, et par deux autres raié$ longitudinales placées sûr le vcntre(i). Les écailles du dos sont rhomboidales et unies ; ordinairement la queue n’est pas aussi longue que la moitié du corps, qui est très-mince en proportion de sa longueur. L’individu que nous

(i) Il garait que la distribution (1rs couleurs de la nasique varie assez souvent. • . *

iS.

356 HISTOIRE SÀTURF^LE

avons décrit , et qüi est conservé au Cabinet du Roi, n’avait, en quelques endroits de son corps, que cinq ou. six lignefe de diamètre, et cependant il avait quatre pieds neuf pouces d« longueur ( e). Tïous avons compté cent soixante-treize grandes plaques sous son corps i, et cent cinquante-sept paires de petites plaques sous sa queue.

On a écrit que , malgré sa petitesse , la nasiqùe se nourrissait de rats (h); mais quoique son gosier et son' estomac puissent s’étendre aisément, ainsi que ceux des autres serpents', nous ' â^toiis peine à croire qu’elle puisse dévorer des rats, même’ les plus petits.; elle doit^vivre de scarabées ou d’fltitres insectes, dont on.sf dit en effet quelle faisait sa proie-, et elle les saisit avec d’auqmt piü* '.de .facilité! que, suivant Catesby , elle, passe sa vie sur lés arbres , cachée sous les feuilles et entortillée autour des- rameau* , qu’elle peut parcourir avec rapidité. Elle . n’attaque point l’bomnte , et onia trouve dans l*île de Ceyjab, en Guinée, ainsi qtae dans la Caroline, et plusieurs autres contrées cbaüdes du'Nouveau-Mon«|jfc -

i(f) t» adeoe était longue dVm pied primpouoe»,

(a) SélÉ|,,»^.n, pU >é.

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