LE ROUGE
Tottn.r Scytulc, Merr. ; Angui* Septale, Linn., Laur. . Latr. , Ilaiid. ; Anguis comlHna et A. rrerutea , Laur. (t).
Oet anguis a été envoyé de Cayenne au Cabinet dn Roi, par M. de Labofde; les écailles du dos sont d’un beau rouge , ce qui lui a fait donner le nom de Serpent de corail par les habitants de la Guyane; mais nous marrons pas cru devoir lui conserver cette dénomination, de peur qit’on ne le confondit avec la couleuvre le Corattin , dont nous avôns parlé. Iæ dessous de son corps est d’un rougeplus clair ; toutes ses écailles sont -hexagones et bordées de blanc; ej il est d’ailleurs distingué des autres anguis par des bandes' transversales noirâtres cpii s’étendent non seulement sur le dessus, mais encore sur le dessous du corps. Lorsque ce serpent est en vie, ses couleurs sont très-éclatantes; mais autant son aspect est agréable, autant il faut fuir son approche. Sa morsure est venimeuse et très-dangereuse suivant M. de Laborde: il porte le nom de vipère à la Guyane, et ce qui prouve que ce nom doit lui appartenir.
(l) M. Werrrm considère ce serpent comme ne différant pas spécifiqucmciit du Rouleau , qui, est décrit ci-avant , page 494. Uua. 1837.
' DES SERPE WTS. .5ü3
c’est que }’gn a reçu au Cabinet du Roi avec l’in-' dividu que nous décrivais , deux serpenteaux de la même espèce sortis tout formés du ventre de leur mère.
Le rouge a, ainsi que d’autres anguis, la rangée du milieu du dessous du corps et de la queue composée d’écailles un peu plus grandes que leurs voisines. Nous avons compté dahs cette rangée deu* cent quarante pièces au-dessous du corps, et dopze seulement au-dessous de la queue qui est très«c{nirte ( i ). ,
Il paraît que c’est le même animal que celui doiit le P. Gumilla a parlé sous le nom de Serpent côral, dans sou Iljstoire Naturelle de l’Ofenoque^et pour lequel nous renvoyons à la note suivante (a). * ,
(i) I/individu envoyé au Cabinet da Roi avait nn pied six pouce» de longueur totale » et va queue était longue de six lignes. 1
(4} *Je ne puis passer sons silence le serpetit Corat, qu’on noiutne «ainsi à cause de sa couleur hicarnate , qui est entremêlée de taches
- poires, grises , blanches et jannes. Ce seTpent supporte également tons " les climats i ce qui n’empècbc pas que ses couleurs ne se ressentent « de leur variété ; mais son venin conserve toujours la même foire, et il
* n'y en a point , si l'on en excepte la couleuvre kfncanrel , dont la mor- « sure soit plus dangereuse. Parlons maintenant des remèdes qu’on s.
- trouvés contre la morsure de çes reptiles.. . . On peut se servir de* la « fenllle de tabac , qui est un remède efficace contre la morsure des cou*
« leuvres 4 quelle qu’en soit l’espèce ; {1 suffit d'en mâcher une certaine « quantité, .d’en avaler une partie, et d’appliquer l’autre sur la plaie
• pendant trois ou quatre jours, pour n'avoir rien à craindre. J'en ai fait .« l’essai plusieurs fois sur dés malades , et même sur des conleüvrrs ;
« après les avoir étourdies d'on coup de bâton , je leur ai saisi U tète avec « une petite fourche , et leur ayant fait ouvrir la bouche en la. pressant ,