‹ Œuvres du comte de Lacèpède ... dirigéeChapitre 55 sur 180 · C. Prester, Zoologie Britannique, vol. UI , Reptiles · texte numérisé non relu

C. Prester, Zoologie Britannique, vol. UI , Reptiles

Cp/. Prester , Voyag, de -M. P a lias , traduction, française , vol. I ,

(a) Ce serpent est maintenant considéré comme une simple variété de l'espèce de la Vipère conmuihe l)Mp. 1^*7.

DES SERPENTS. ... IJI

de sa couleur, qui est presque toujours noire, ou du moins très-foncée, avec des' points blancs sur les écailles qui bordent les mâchoires. Quelquefois on aperçoit sur ce fond noirf des taches plus obscures encore, à-peu-près de la même forme et déposées dans le même ordre que celles de la vipère commune; et voilà pourquoi des natura-> listes out pensé que la vipère noire n’en est peutêtre qu’une variété plus ou moins constante (i). Quoi qu’il ep soit , c’est de toutes les vipères , une de celles quon doit voir avec le plus de peine, puisqu’elle réunit une couleur lugubre aux traits sinistres de leur conformation , et qu’elle porte , pour aipsi «lire, les livrées de la mort, dont elle e.st le ministre.

Le dessus d«sa tête n’est pas entièrement couvert d’éeailles semblables à celles du dos, âiïisi que le dessus de la- tête de la vipère communs; mais on remarque, entre les depx yeux, trois écailles un peu plus grandes; placées sur deux rangs, dont le pjus proche du museau ne coa-, tient qu’une pièce; et, par ce trait, la vipère noire- se rapproche des couleuvres ovipares plus que les autres vipères dont nous venons de parler. • • • , • •

Les écailles du dos sont ovales et relevées par ùnê aretê. JJndes individus que nçtis avons observés, et qui est conservé au Cabinet du Roi, à*

(i) Zoologie Britaoniquie^voi. 111, p*g. *6. *' •

1 yi HISTOIRE NATURELLE

deux, pieds neuf lignés de longueur totale, cl deux pouces quatre lignes depuis l’an.u£ jusqu’à l’extrémité de la queue; nous avons compté cent quarante -sept grandes plaques au-dessous du corps, et vingt -Buit paires de petites' plaque.1# au-dessous de la queue. Un autre- individu que nous avons vu, et que.J’on disait apporté. de la Louisiane, avait cent quarante-cinq grandes plaques eU trente -deux paires de petites^elui que M. Lionée a décrit* *, avait , cent ciqquantc-deux de ces grandes lames, -gt trente- deux paires de petites plaques; et ces laines sont quelquefois, si luisantes, que leur éclat ressemble assez à celui <fte Parier. - . • <

On se sert de la vipère noire, dans les pharmacies d'Angleterre, au lieû de la vipère commune. Elle est en assez grand nombre dans les bois qpi bordent l’Oka, rivière de l’empir.e de llnSsiev qui se jette dans le Volga; elle y est tfrèsf venimeuse, . et y présente quelques taches .jaunes sur locou et sur là queue ( «.). On fa trouve aussi en Allemagne, et particulièrement dans les montagnes de Schneebérg-; M. Laurent, qui l’y a observée', ne la croit pas très- dangereuse (à); mais, comme H n'a fait des expériences sur les effets de sa morsure , que dans les premiers jours de novembre , et -par conséquent an.curamence-

(l) M. P*U«» , à r«idroit xléj* ohé. *

• Laurent? Spotiturn mctiicuin , p. *88. *. •• . •

.. DBS SF.R PRNTS: jy3

ment de l’hiver, qui diminue presque toujours l’action du venin des animaux, il se pourrait que; pendant les grandes chaleurs,- le poison de la vipère iroire fût aussi redoutable eu Allemagne Vjue dans presque toutes les autres contrées quelle habite. Quelquefois elle menace, pour ainsi dire, son ennemi, pat des sifflements plusieurs fols répétas; mais d’autres fois elle se jette tout d'un coupr et tfrec furie, sur. ceux qui l'attaquent ou qui l'effraient, ’ôu sur les animaux dont elle, veut faire s«t proie. . * ., ( •

XA MÉLAJVIS.!'’’.;,: \

Pdias Benu , var. it, Mcrr. ; ColuJier Melanis , Pnll:, Qntet.,’ Laccp., SliaW. ; Fijiera Afclanis , Latr. , Daud. (a).

Vi’f.st sur les bords du Volga'. et dq. U Sama’ra,

qui se jette dans ce grand fleuve ,' que l’on rencontre la mélap&, dont M. Pallas a parlé le pre- ■ miep. Elle s’y plaît dans les endroits Inimides et marécageux, au milieu des végétaux pourris. Elle ressemble beaucoup à la vipère commune, par sa conformation extérieure*, sa grandeur et

(ï \ Co/iiber Melanis, Voyages de M. i’altas /traduction française, par M. Gauthier de la Peyronie , •vol^l , Suppl. *

(a) La Mêlants constitue une troisième AarirU* dans l 'espèce delà Vipère commune. Qksm. 1837. * '•

174 histoire natdr elle

telle fie ses crochets mais elle en djffèré par ses Couleurs. i son dos est d’utt noir très.- foncé; Tes écailles du dessous du ventre présentent ifrte sorte d’éclat semblable à celui de l’acier; sur ce fond très-brun on remarque des taches plus obscures, et des deux côtés du corps , ainsi que 'vers la gorge, on voit des teintes comme nuageuses, qui tirent sur le bleu. Ses yeux sont d’un blanc éclatant qui donne plus de feu à l’iris , dont là couleur est rousse;' lorsque la prunelle est ressèrrée, elle est allongée verticalement. La queue est courte et diminue de grosseur vers son extrémité. Cette espèce a communément cent quarante-huit plaques' sous le ventre, et vingtsept paires de petites plaques revètent le dessous de sa queue,

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