‹ Œuvres du comte de Lacèpède ... dirigéeChapitre 93 sur 180 · LA MILIAIRE · texte numérisé non relu

LA MILIAIRE

Colttber (. Natrix ) m Maris , Mert*. ; Coi. ni Maris , Linn.,

Lacep., Latr., Daud^ ^ ’

Lja parure de ceKe couleuvre est élégante; le dessus et les. côtés du corps sont bruns, mais leur couleur sombre est relevée par une tache blanche que présente chaque écaille ;.lé dessous du corps , est blanc comme les taches. Ou trouve cette couleuvre dans les Indes. Elle a ordinairement cent sorsante-deux grandes plaques et cinquante-nèuf paires de petites. '

•(«) Catte espèce a .Clivant M. lin nce , deux cent dU-sepl grandes plaqacs, et, cent huit paires de petites; mais ce nombre est assez souvent menus considérable.

(a) Le Miliaire. M, Danbenton* Encyclopédie méthodique.

Col, milia ris. Lîhn. ampbib. Serpent. [ * *

Mus. Ad. fc. p. *7. *•* t •* *

LA UHOMBOHXALË.1''

Cntulter ( iVatnx) rhrmbeutut , Merr. ; Cal. rhombcatus , Linn., Lsct‘p., Lafr.,I)qiul.

L/esï dans les loues que se trouve cetté couleuvre; et cju’on qé soit. pas étorâàé du .grand nombre de-serpents. que l’an a' observé» daijs Jes pays voisins des tropiques. Hon seulement ils y éprôu» •vent Ifr degré dg«,chalenr qui parait convenir le mieux à leur itàturè, mais les. petites espèces,} trouvent en abondance les infectes dont 'elles se nourrissent. L’ou dirait -que, c’est précisément dans ces contrées brûlantes où pullulent iles. légions iiipombrables d’insectqs et de vers; que. la pâture a plâcé lejplus grand nombre de serpents, comroé si elle avait voulu y réunir tout, cè qui dirait cés vers et ces insectes nuisibles ou inconimàiaes j qui ; par lèur excessive multiplication , couvriraient bientôt r ces- terres équatoriales , en interdiraient l'entrée SThorame et aux animaux, en dépouilleraient les arbres , en feraient périr les végétaux jusques étais leurs racines , et rendraient ces terres

(f) Le RhonjbouJal. M.rïstibenton, Encyclopédie méthodique.

Çol rhotnbtatus. LWn. , aiuphib. Serpent.

Mué. Ad. fir. p. 17 , tah. 14 , (ig. *.

Cerastes rhotnbtatus. 170, I .a menti Spécimen tnedicom.

H.ISTOIHE NATÜRF.LLK

fertiles clés, déserts stériles, où, réduits à »e dévorer mutuellement, ils ne laisseraient bientôt que leurs propres débfitf. U/i grand motif se réunit donc à tous ceux dont ùous avons déjà parlé, pour que les habitants de ces contrées voisines des tropiques soient bien aises de voir leurs demeures entourées de serpents qui ne sont pas veqim.eux. Parmi ces innocentes couleuvres, la rlipmboïdale est une de celles que l’on doit rencontrer avec le plus de plaisir; l’assortiment de scs cbùleurs la rend y en effet, très-agréable » la vue; le dessus de son corps est d’un bleu .plus ou moins dair, et présente des taches noires percées dans leur milieu-, où l’on voit la couleur bleue du fond, et qui a un. peu la forrap d’une losange. Ces taches noires se marient très-bien avec le bleu qui tes fait ressortir. *•

I,a çhombôïdàle a communément centcinquantesept grandes plaques et soixante-dix paires de . petites.

> LA PALE w

Coluber ('Nqtrix) pallidiis , Merr. ; Chi. pattidus , Linu. , . Lacap., Latr„ Daud. i.

T a k couleur de ce serpent est d’qn gris-pâle avec un grand noidbre dé points bruns et de tàaj^ss grises répandues sans ordre : an. voit , de chaque coté du corps , ufte ligne noii’àtre plus ou moins étendue. , En tout, les. couleurs de la, couleuvre pâle sont très-peu briljàntes'. Elle n’a point dp crochets. mobiles; le ejessus de sa tété est. recouvert par neuf .grandes écailles; éeljes du dos sont ovales et .unies. -Le corps.est ordinairement trèsmenu en comparaison de sa'ldpgueur; ét la.quëtie est si déliée , qu’ou a P^St pter les petites plaques qui en garnissent le dessous. L’individu, décrit par M.. LLnnée, avait à-peu-près pied et demi dè' 'longueur; cent èinqüàntprcinq grandes plaques, et quatre- vingt-séize paires de petites. C’est' dans Jes Indes qu’on trouve la.coulëuVre

(i) Le Pâle. M. Dauhentun , Encyclopédie méthodique.

Cù\, pAÜidns.XÀnvts. araphib. Serpent. , *

Amamit. Surin, grill. p.>5o3 ,4^ 1 1.

Mu*. Ad. fr. i , p. 3i , tab. 7 , fig. a.

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