Leguana
En anglois, the Guana.
Senembi.
Tamacolin, en Amérique, suivant Séba.
L'Iguane. M. Daubenton, Encyclopédie méthodique. Lac. Iguana, 26. Linn., Amphibia reptilia.
Rai, Synopsis Quadrupedum , page 265. Lacertus indicus Senemb et Iguana dictus.
Quadrup Op
— My
DE! L'IGUANE. 245 sommet des hautes Cordillières, des fleuves immenses, dont les eaux s'étendant en liberté, inondent au loin des campagnes nouvelles, et où la main de l’homme n’a jamais opposé aucun obstacle à leur course ; sur les rives limoneuses de ces fleuves rapides s'élèvent de vastes et antiques forêts. L’humidité chaude et vivifiante qui les abreuve devient la source intarissable d’une verdure toujours nouvelle pour ces bois touffus, images sans cesse renaissantes d’une fécondité sans bornes , et où il semble que la nature, dans toute la vigueur de la jeunesse, se plaît à entasser les germes productifs. Les végétaux ne croissent pas seuls au milieu de ces vastes solitudes ; la nature a jeté sur ces grandes productions la variété,
Iguana delicatissima, 71. Iguana tuberculata, 72. Vaurenti specimen medicum.
Leguana. Dictionnaire d'Histoire naturelle , par Valmont de Bomare.
Séba, 1. Table 95, figures 1, 2; table 96, figure 4; table 97, figure 8; table 98 , figure 1.
The Guana. Browne, Histoire naturelle de la Jamaïque.
Lacerta , 1. Major squamis dorst lanceolatis erectis e nucha ad extremitatem caudæ porrectis. Idem.
Grand lézard ou Guanas. Catesby, Histoire naturelle de la Caroline , vol. II, page 64.
Grand lézard, Dutertre, page 308.
Gros lézard, nommé Iguane. Rochefort, page aie
Gros lézard. Labat, tome [, page 314.
Guana. Sloane , vol. II.
Iguana. Gronov. mus. 2, page 82, n° Go.
Marcgr. bras. 256, fig. 236. Senembi seu Iguana.
Jonst. Quadrup., tab. 77, fig. 5.
Olear. mus., tab. 6, fig. 1, Fvana.
Bont. jav. 56, tab. 56. Lacerta Leguan.
Nieremberg. nat, 271, tab. 271.
Worm., musæum. 315.
Clus, exot. 116, Fvana.
LACÉPEDE, JL, 16
le mouvement et la vie. En attendant que l’homme vienne régner Au milieu de ces forêts, elles sont le domaine de plusieurs animaux, qui, les uns par Ja beauté de leurs écailles , l'éclat de leurs couleurs, ia vivacité de leurs mouvements, l’agilité de leur course; les autres, par la fraîcheur de leur plumage, l’agrément de leur parure, la rapidité de leur vol; tous, par la diversité de leurs formes, font, des vastes contrées du Nouveau -Monde, un grand et magnifique tableau, une scène animée , aussi variée qu'immense. D'un côté, des ondes majestueuses roulentavec bruit ; de l’autre, des flots écumants se précipitent avec fracas de roches élevées; et des tourbillons de vapeurs réfléchissent au loin les rayons éblouissants du soleil : ici l'émail des fleurs se mêle au brillant de la verdure, etest effacé par l’éclat plus brillant encore du plumage varié des oiseaux ; là, des couleurs plus vives, parce qu’elles sont renvoyées par des corps plus polis, forment la parure de ces grands quadrupèdes ovipares , de ces gros lézards que l’on est tout étonné de voir décorer le sommet des arbres, et partager la demeure des habitants ailés.
Parmi ces ornements remarquables et vivants dont on se piaît à contempler, dans ces forêts épaisses, la forme agréable et piquante, et dont on suit avec plaisir les divers mouvements au milieu des rameaux et des fleurs, ia dragonne et le tupinambis attirent l'attention ; mais le lézard dont nous traitons dans cet article, se fait distinguer bien davantage par la beauté de ses couleurs, l’éclat de ses écailles, et la singularité de sa conformation.
[l'est aisé de reconuoître l’iguane à la grande poche
DE LIGUANE. 2107 qu'il a au dessous du cou, et surtout à la crête dentelée qui s'étend depuis la tête jusqu'à l'extrémité de la queue, et qui garnit aussi le devant de la gorge. La longueur de ce lézard, depuis le museau jusqu’au bout de la queue, est assez souvent de cinq'ou six pieds; celui que nous avons décrit, et qui a été envoyé de Cayenne au Cabinet du Roi par M. Sonnini, a quatre pieds de long?.
La tête est comprimée par les côtés, et aplatie par dessus ; les dents sont aiguës, et assez semblables,
1.« Pendant le séjour que Brue fit à Kayor sur le Sénégal, on lni » fit voir un Guana (Iguane) long de trois pieds, depuis le museau > jusqu'à la queue, qui devoit avoir encore deux pieds de plus. » (L'on doit croire que la queue de ce lézard avoit éprouvé quelque accident, les Iguanes ayant la queue plus longue que le corps). « Sa peau étoit » couverte de petites écailles de différentes couleurs, jaunes, vertes » et noires, si vives, qu'elles paroiïssoient colorées d’un beau vernis. » Il avoit les yeux fort grands, rouges , ouverts jusqu’au sommet de » la tête. On les auroit pris pour du feu , lorsqu'il étoit irrité : alors » sa gorge S ’enfloit aussi, comme celle d’un pigeon. » Histoire générale des Voyages à livre VIi, chapitre 18.
2. Principales dimensions d'un Iguane, conservé au Cabinet du Roi.
pi. po. lig.
Longueur totäle. . ...,. .,. . . . CU M EAN ed SAN AN 4 o o Circonférence dans l'endroit le plus gros du corps. . . . 1 o 4 Circonférence: à l’origine de la queue. . . . . . . . 0 59. Contour de la mâchoire supérieure, . .. . . . 5 0... 3 Longueur de la plus grande écaille des côtés de la tête. 0 1 0 Longueur de la poche qui est au dessous du cou.. . . 0 95 À Hargeur dé poche men" ce Ne MANU o 1 10 Longueur des plus grandes écailles de la crête. . . . . 0 110 Eongueur dela queue. coupée - AC TU Longueur des pattes de devant jusqu'à retenir ds