‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 127 sur 188 · Séba, vol. II, page · texte numérisé non relu

Séba, vol. II, page

saison du froid dans des trous d'arbres ou de muraille, ou dans quelques creux sous terre : il y éprouve un engourdissement plus ou moins grand, suivant le climat qu’il habite et la rigueur de la saison ; etilne quitte communément celte retraite que lorsque le printemps ramène la chaleur. Get animal ne conserve cependant pas toujours la douceur de ses habitudes. M. Edwards rapporte , dans son Histoire naturelle, qu'il surprit un jour un lézard gris attaquant un petit oiseau qui réchauffoit dans son nid des petits nouvellement éclos. C’étoit contre un mur que le nid étoit placé. L'approche de M. Edwards fit cesser l'espèce - de combat que l'oiseau soutenoit pour défendre sa jeune famille ; l’oiseau s’envola ; le lézard se laissa tomber ; il auroit peut-être , dit M. Edwards, dévoré les petits, s’il avoit pu les tirer de leur nid. Mais ne nous pressons pas d'attribuer une méchanceté qui peut n'être qu'un défaut individuel, et ne dépendre que de circonstances passagères , à une espèce foible que l’on a reconnue pour innocente et douce.

On a fait usage des lézards gris en médecine; on les a employés aux environs de Madrid dans des maladies graves? : la Société royale a reçu des individus de l'espèce dont se servent les médecins espagnols; ils ont été examinés par MM. Daubenton et Mauduit$, et un de ces lézards a été déposé au Cabi-

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