‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 126 sur 188 · Needham, observations microscopiques · texte numérisé non relu

Needham, observations microscopiques

LACÉPEDE, IL, 18

278 HISTOIRE NATURELLE nourriture, mais aussi sans leur voir rendre aucun excrément 1.

Plus il fait chaud, et plus les mouvements du lézard gris sont rapides: à peine les premiers beaux jours du printemps viennent-ils réchauffer l’atmosphère , que le lézard gris, sortant de la lorpeur profonde que le grand froid lui fait éprouver, et renaissant, pour ainsi dire, à la vie avec les zéphirs etles fleurs, reprend son agilité et recommence ses espèces de joutes , auxquelles il allie des jeux amoureux. Dès la Gin d'avril, il cherche sa feinelle : ils s'unissent ensemble par des embrassements si étroits, qu’on a peine à les distinguer l'un de l’autre; et s’il faut juger de l'amour par la vivacité de son expression, le lézard gris doit être un des plus ardents des quadrupèdes ovipares.

Le femelle ne couve pas ses œufs, qui sont presque ronds, et n’ont pas quelquefois plus de cinq lignes de diamètre. Mais comme ils sont pondus dans le temps où la température commence à être très douce, ils éclosent par la seule chaleur de latimosphère, avec d'autant plus de facilité, que la femelle a le soin de les déposer dans les abris les plus chauds, et, par exemple, au pied d’une muraille tournée vers le midi.

Avant de se livrer à l’amour et de chercher sa femelle, le lézard gris se dépouille comme les autres lézards ; ce n’est que revêtu d'une parure plus agréable el d’une force nouvelle, qu'il va satisiaire les désirs que lui inspire le printemps. Il se dépouille aussi lorsque l'hiver arrive ; il passe tristement celte

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