Rai, Synopsis Quadr., p
DU CORDYLE. 209 oreilles étroites, et situées au deux bouts de la base du triangle, dont le museau est la pointe.
Le corps est très aplati; le ventre est revêtu d’écailles presque carrées, et assez grandes, qui y forment des demi-anneaux ou des bandes transversales ; les écailles du dos sont aussi presque carrées; mais plus grandes; celles des côtés étant relevées en carêne, font paroître les flancs hérissés d’aiguillons.
La queue est d’une longueur à peu près égale à celle du corps; les écailles qui la revêtent présentent une arête saillante, qui se termine en forme d’épine allongée et garnie des deux côtés d’un petit aiguillon : ces écailles étant longues et très relevées par le bout, . forment des anneaux très sensibles, festonnés, assez éloignés les uns des autres, et qui font paroître la queue comme étagée. Nous en avons compté dixneuf sur un individu femelle, dont la queue étoit entière.
Les écailles des pattes sont aiguës, et relevées par une arête. Il y a cinq doigts garnis d'ongles aux pieds de devant et à ceux de derrière.
La couleur des écailles est bleue, et plus ou moins mêlée de châtain, par taches ou par bandes.
Linnée dit que le corps du Cordyle n’est point hérissé (corpore lævigato) : cela ne doit s'entendre que du dos et du ventre, qui en effet ne le paroissent pas, lorsqu'on les compare avec les pattes, les côtés, et surtout avec la queue. Le long de l’intérieur des cuisses, règnent des tubercules comme dans l’iguane, le lézard gris, le lézard vert, etc.; une variété de cette espèce a les écailles du corps beaucoup plus petites que celles des autres cordyles.
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