‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 170 sur 188 · Article du Mabouya · texte numérisé non relu

Article du Mabouya

2. Suivant Browne, sa couleur est souvent sale et rayée transversalement. Voyez l'endroit déjà cité.

les anime, elles brillent d’un éclat très vif, qui donne une couleur d’or au roux dont il est peint; et c’est de là que vient son nom. Ses couleurs paroissent d'autant plus brillantes que son corps est enduit d'une humeur visqueuse qui fait l’effet d’un vernis luisant. Cette sorte de vernis, joint à la nature de son habitation, l’ont fait appeler Salamandre; mais nous ne regardons comme de vraies salamandres que les lézards qui n'ont pas plus de quatre doigts aux pieds de devant. M. Linnée a écrit qu’on le trouvoit dans l’île de Jersey, près les côtes d'Angleterre ; à la vérné, il cite, à ce sujet, Edwards (tab. 2/5), et le lézard qui y est représenté est très différent du doré. Il vit dans l’île de Chypre : mais c’est principalement en Amérique et aux Antilles qu'il est répandu. Il habite les endroits marécageux!; on le rencontre aussi dans les bois?; ses pattes sont si courtes qu'il ne s’en sert, pour ainsi dire, que pour se traîner, et qu'il rampe comme les serpents, plutôt qu'il ne marche comme les quadrupèdes?. Aussi les lézards dorés déplaisentils par leur démarche et par tous leurs mouvements, quoiqu'ils attirent les yeux par l'éclat de leurs écailles et la richesse de leurs couleurs. Mais on les rencontre rarement, ils ne se montrent guère que le soir, temps apparemment où ils cherchent leur proie : ils se tiennent presque toujours cachés dans le fond des cavernes et dans le creux des rochers, d’où il font entendre, pendant la nuit, une sorte de coassement plus fort et plus incommode que celui des crapauds

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