Le Doré. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique
Lacerte aurata, 35. Linn., Amphibia reptilia.
Scincus maximus fuscus. Sloane , Histoire naturelle de la Jamaïque, vol. IL, planche 275, fig. 9. Dans la planche de Sloane , le Doré est représenté avec la queue beaucoup plus courte que le corps; si la figure est exacte, ce ne doit être qu'une variété individuelle, les auires dorés, mentionnés par les divers naturalistes, ayant lous la queue plus longue que le corps, aïnsi que les individus conservés au Cabinet du Roï, et particulièrement celui qui a servi pour la description contenue dans cet article. Browne dit d'ailleurs positivement (page 463) que le lézard que nous nommons le Doré, a la queue plus longue qu’elle n’est généralement représentée dans les figures.
A Galliwasp, en anglois (voyez Sloane, ibid. ).
Dutertre, page 514. Mabouya ou Scinque de terre.
Rochefort, page 149. Brochet de terre.
Browne, Voyage aux Antilles, page 465. Lacerta media squamosa, curpore et cauda oblongo-subquadratis, auribus majoribus nudis. The Galiey-Wasp.
Séba , tome IL, planche 10, fig. 4 et 5. Scinque marin. Le lézard représenté dans le même volume, au n° 6 de la planche 12, paroît être le doré. Séba le croyoït d'Afrique. Au reste , il est bon d'observer que le n° de Séba, indiqué à l’article du Doré, dans la treizième édition de Linnée , représente un tout autre lézard.
Gron. mus. 2, planche 75, n° 48. Scincus.
DU DORÉ. 349 très commun en Amérique , où il a été appelé, par Rochefort, Brochet de terre, et où il a aussi été nommé Mabouya : mais comme le premier de ces noms présente une idée fausse, et que le second a été donne à un autre lézard dont nous avons déjà parlé, et auquel il a été attribué plus généralement, nous préférons la dénomination employée par Linnée. Le doré a beaucoup de rapports, par sa conformation, avec le scinque, et surtout avecle mabouya;ila de même le cou aussi gros que le derrière de la tête ; mais il est ordinairement plus grand, et sa queue est beaucoup plus longue que le corps, au lieu qu'elle est plus courte dans le scinque et dans le mabouya : d’ailleurs la mâchoire supérieure n’est pas plus avancée que l’inférieure, comme dans le scinque ; les ouvertures des oreilles sont très grandes et garnies à l'intérieur de petites écailles qui les font paroître un peu festonnées. Ces caractères réunis le séparent de l’espèce du scinque et du mabouya; mais il leur ressemble cependant assez pour avoir été comparé à un poisson, comme ces derniers lézards, et particulièrement pour avoir reçu le nom de Brochet de terre, ainsi que nous venons (le le dire. Il est couvert par dessus et par dessous de petites écailles arrondies, striées et brillantes : ses doigts sont armés d'ongles assez forts; la couleur de son corps est d’un gris argenté, tacheté d'orange, et qui blanchit versles côtés?. Comme celles de tout animal, la vivacité de ses couleurs s’efface lorsqu'il est mort; mais, tandis que la chaleur de la vie