Sloane, à l'endroit déjà cité
il tient sa queue presque toujours relevée au dessus de son dos, comme le lézard de la Caroline, auquel nous avons conservé le nom de Lézard-lion. Il replie même cetle queue, qui est très déliée , de manière à ce qu’elle forme une espèce de cercle. Malgré sa pétulance , son caractère est doux : il aime la compagnie de l’homme, comme le lézard gris et le lézard vert. Lorsque ses courses répétées l'ont fatigué, et qu'il a trop chaud, il ouvre la gueule , tire sa langue, qui est très large et fendue à l'extrémité, et demeure pendant quelque temps haletant comme les petits chiens. C’est apparemment cette habitude, qui, jointe à sa queue retroussée, et à sa tête relevée, aura déterminé les voyageurs à lui donner le nom de Lézard Roquet. I] détruit un grand nombre d’insectes ; il s'enfonce aisément dans les pelits trous des terrains qu'il fréquente , et lorsqu'il y rencontre de petits œufs de lézards ou de tortues, qui, n'étant revèlus que d’une membrane molle, n'opposent pas une grande résistance à sa dent, on a prétendu qu'il s’en nourrissoiti. Nous avons déjà vu quelque chose de semblable dans l'histoire du lézard gris; et si le roquet présente une plus grande avidité que ce dernier animal, ne doit-on pas penser qu'elle vient de la vivacité de la chaleur bien plus forte aux Antilles, où il a été observé , que dans les différentes contrées de l’Europe , où l’on a étudié les mœurs du lézard gris ?
1. Voyez, dans le Dictionnaire d'Histoire naturelle de M. Bomare.
l'article du Lézard-Roquet.