‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 76 sur 188 · Crocodeilos et Neilocrocodeilos , en grec · texte numérisé non relu

Crocodeilos et Neilocrocodeilos , en grec

Crocodilus, en latin.

Alligator, sur les côtes d'Afrique.

Diasik, par les Nègres du Sénégal.

Cayman, en Amérique.

Takaie, par les Siamois.

Lagartor, dans VInde, par les Portugais.

Jacare, au Brésil.

Kimbuta , dans l’île de Ceylan, selon Rai.

Leviathan de Y'Écriture , suivant Scheuchzer, physique de Job. Champsan , en Égypte.

Kimsak, en certaines provinces de la Turquie.

Le Crocodile. M. Daubenton, Encyclopédie méthodique.

maine, les vastes déserts des contrées ardentes, a abandonné au crocodile les rivages des iners et des grands fleuves des zones torrides. Cet animal énorme, vivant sur les confins de la terre et des eaux, étend sa puissance sur les habitants des mers et sur ceux que la terre nourrit. L’emportant en grandeur sur tous les animaux de son ordre, ne partageant sa subsistance ni avec le vautour , comme l'aigle, ni avec le tigre, comme le lion , il exerce une domination plus absolue que celle du lion et de l'aigle ; et il jouit d’un empire d'autant plus durable, qu'appartenant à deux éléments, il peut échapper plus aisément aux piéges;

Lacerta Crocodilus. 1, Linn., Amphib. reptil.

Gronov. mus., page 74, n° 47, Crocodilus.

Conradi Gesneri, Historiæ animalium , lib. II, de Quadrup. ovip., Crocodilus.

Aldrov. aquat. 677, Crocodilus.

Seba. 1. Tab. 105 et 104.

Bellon. aquat. 41, Crocodilus.

Crocodilus, Browne , page 461.

Crocodilus, Barrère, 152.

Crocodilus , Jobi Ludolphi commentarius.

Crocodilus, Prosper Alpin, Lugduni Batavorum, 1755, t. I, chap. 5.

Jonst. Quadr., tab. 79, fig. 3, Crocodilus.

Crocodilus Niloticus, Crocodilus Americanus, Crocodilus Africanus, Crocodilus terrestris. Laurenti specimen medicum, etc. Vienne, 1768, pages 55 et 54. (M. Laurenti, savant naturaliste , qui à fait connoître plusieurs espèces nouvelles de quadrupèdes ovipares, auroït certainement regardé, comme de la même espèce, les quatre individus que nous venons d'indiquer, s’il ne s'en étoit point rapporté à Séba. }

Rai, Quadr. 261, Lacertus maximus.

Bont. jav. tab. 55. Crocodilus Cayman.

Olear. mus. 8. tab. 7, fig. 5. Crocodilus,

Vallisner. Nat. 1, tab. 45.

Catesby, Histoire naturelle de la Caroline, vol. IT, Lacertus maxt-

anus.

qu'ayant moins de chaleur dans le sang, il a moins besoin de réparer des forces qui s'épuisent moins vite; et que pouvant résister plus long-temps à la faim , il livre moins souvent des combats hasardeux.

Il surpasse , par la longueur de son corps, et l'aigle et le lion, ces fiers rois de l’air et de la terre; et si l’on excepte les très grands quadrupèdes, comme l'éléphant , l'hippopotame , etc., et quelques serpents démesurés, dans lesquels la nature paroît se complaire à prodiguer la matière, il seroit le plus grand des animaux, si, dans le fond des mers dont il habite les bords, cette nature puissante n’avoit placé d’immenses cétacés. Îl est à remarquer qu’à mesure que les animaux sont destinés à fendre l'air avec rapidité, à marcher sur Îla terre ou à cingler au milieu des eaux , ils sont doués d’une grandeur plus considérable. Les aigles et les vautours sont bien éloignés d’égaler ea grandeur le tigre, le lion et le chameau; à mesure même que les quadrupèdes vivent plus près des rivages, il semble que leurs dimensions augmentent, comme dans l'éléphant et dans l'hippopotame, et cependant la plupart des animaux quadrupèdes, dont le volume est le plus étendu, sont moins grands que les crocodiles qui ont atteint le dernier degré de leur développement. On diroit que la nature auroit eu de la peine à donner à de très grands animaux des ressorts assez puissants pour les élever au miiieu d’un élément aussi léger que l’air, et même pour les faire marcher sur la terre , et qu’elle n’a accordé un volume , pour ainsi dire gigantesque, aux êtres vivants et animés, que lorsqu'ils ont dû fendre l'élément de l'eau, qui, en leur cédant par sa fluidité, les a sou-

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